Sport international : levée de la suspension provisoire de Laurence Vincent-Lapointe

Par Martine Dallaire

Au cours des derniers jours, l’espoir olympique canadienne en canoé féminin, Laurence Vincent-Lapointe, a éprouvé un grand soulagement à la suite de la levée de la suspension pour dopage, dont elle faisait l’objet. La Fédération internationale de canoë a accueilli de manière favorable les arguments de l’athlète.

La jeune femme, qui fait partie de l’élite dans son sport de prédilection, représente un espoir de médaille important aux Jeux de Tokyo. La levée de sa suspension lui permettra donc de reprendre l’entraînement avec ses compagnes de l’équipe nationale.

Les défis à surmonter face à l’entraînement

Laurence Vincent-Lapointe avoue bien sincèrement que sa suspension l’a empêchée de participer à une compétition, l’été dernier, en raison d’un résultat positif à un test antidopage. Aussi, elle n’a pu profiter de conditions idéales d’entraînement. Comme elle n’avait plus le droit de côtoyer ses coéquipières à l’entraînement, elle a donc dû s’entraîner en solo. Si son entraînement a eu lieu dans des conditions particulièrement difficiles, elle ne l’a pas cessé pour autant. Elle a dû composer avec certains obstacles, alors qu’elle s’entraînait seule à la machine à ramer. Elle pratiquait face à un miroir tout en se filmant à l’aide de son téléphone cellulaire, pour pouvoir ensuite procéder à certaines corrections dans ses mouvements. Même si ce ne fut pas facile, la jeune femme croit que cette technique lui a permis de garder la forme. Ce qui est nettement préférable à un arrêt complet.

S’adapter de nouveau à l’eau

C’est lorsqu’elle a dû reprendre l’entraînement en eau que l’athlète a réalisé que le fait d’être privée de ses conditions d’entraînement habituelles l’avait pénalisée. Elle a senti une nette différence lorsqu’elle s’est retrouvée sur l’eau, il y a environ deux semaines. L’entraînement en salle étant tout autre, elle a éprouvé quelques difficultés. Si elle n’a jamais abandonné durant tout ce temps, c’est en raison de la flamme qui l’animait pour le canoë. Elle s’est donc accrochée à son rêve dans l’espoir de revenir à la compétition un jour. Selon son ancien entraîneur, Mathieu Pelletier, elle saura reprendre le temps perdu et regagner sa place au sein de l’équipe.

Ramer à plein régime vers ses objectifs

Il y a fort à parier que la jeune canoéiste sera incontestablement motivée dès son retour de la Floride où elle poursuit actuellement son entraînement. Elle devra toutefois faire preuve de modération et prendre le temps requis pour retrouver sa forme maximale, et ce, même si les essais nationaux se tiendront en Géorgie, en avril. Elle devra éviter d’aller trop vite pour ne pas se brûler et risquer des blessures. Il importe avant tout qu’elle maîtrise bien sa technique et qu’elle reprenne contact avec son embarcation. Ses performances physiques reviendront graduellement, car si elle est en forme actuellement, son niveau de forme physique n’est peut-être pas le même que celui auquel elle était habituée l’an dernier. Nul doute que son entraînement individuel l’aidera grandement.


Crédit Photo @ Agence QMI

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