Les superstitions, une partie intégrante du baseball

Par Christophe Lachance-Tardif

Les sportifs sont reconnus pour détenir quelques-unes des superstitions les plus étranges que l’on puisse imaginer. On n’a qu'à penser à la fameuse barbe des séries, cette célèbre tradition adoptée par une multitude de hockeyeurs lorsque les séries éliminatoires débutent, ou à Patrick Roy, le cerbère qui avait l’habitude de parler à ses poteaux. Par contre, les superstitions employées par les joueurs de baseball sont souvent dans la liste des plus bizarres jamais vues. Voici donc cinq des superstitions les plus étranges répertoriées à travers les années par les joueurs de la MLB.

  • Moisés Alou, un ex-porte-couleur des Expos de Montréal, est l’un des rares joueurs professionnels à n’avoir jamais porté de gants de frappeur. Pour rendre ses mains plus résistantes et surtout pour les protéger contre les ampoules, Alou avait la fâcheuse habitude d’uriner sur ses mains avant chaque match. Cette superstition fut bénéfique puisque Alou a maintenu une moyenne au bâton de .303 à travers ses 1 942 matchs disputés en carrière.
  • Il ne faut jamais changer une formule gagnante! Voilà ce que pensait Wade Boggs, un des meilleurs joueurs de 3e but à avoir foulé les différents stades de la MLB. Avant chaque début de rencontre, lors de la période de réchauffement, Boggs allait attraper 150 roulants exactement, pas plus, pas moins. Ce dernier a remporté deux Gants dorés au cours de ses 17 ans de carrière; nul ne peut dire que cette coutume ne fut pas profitable pour lui!
  • « Les joueurs de baseball ne sont pas en forme! » Les amateurs de baseball ont souvent entendu ce stéréotype de la bouche de certains néophytes. La soirée avant un départ, Derek Holland, le lanceur partant pour les White Sox de Chicago, se dirige tout droit au restaurant Wendy’s le plus prêt pour y commander plus de 30 $ de fast food! Rien pour aider à détruire le fameux stéréotype.
  • Mark McGwire, un des cogneurs les plus craints de l’ère moderne, a quant à lui porté la même coquille protectrice pendant plus de seize saisons dans le baseball professionnel, sans compter ses années jouées au high school… Il faut user ses trucs à la corde dans la vie!
  • Pour terminer cette liste, on y retrouve Lenny Dykstra, un ex-joueur des Mets et des Phillies durant les années 80 et 90 respectivement. Dykstra devait se procurer une nouvelle paire de gants de frappeur chaque fois qu’il n’obtenait pas un coup sûr, convaincu que les gants étaient responsables. Considérant que Dykstra a frappé des coups sûrs à seulement 28,5 % de ses présences au bâton en carrière, imaginez le nombre de gants qu’il a pu passer!

Quoi qu’il en soit, les superstitions ne laissent personne indifférent. D’un côté, les superstitions sont négligées et ridiculisées par certains athlètes, convaincus que les superstitions ne sont rien de moins que des balivernes. D’un autre côté, elles sont adoptées et vénérées par quelques sportifs et joueurs de baseball, convaincus de la bonne chance qu’elles peuvent apporter si elles sont respectées ou inversement, de la mauvaise chance qu’elles peuvent engendrer si elles ne sont pas honorées correctement.


Crédit photo : Ted S. Warren / Associated Press

Laisser une réponse