The Franklin Electric : un nouvel opus prometteur

Par Geneviève Goulet-Cloutier

Le vent dans les voiles, le groupe montréalais The Franklin Electric rentre au bercail après une tournée internationale pour le lancement de son deuxième album, Blue Ceilings. Entrevue avec le chanteur du groupe, Jon Matte.

Questionné sur son retour à Montréal après de longs mois passés à l’international, Jon Matte ne cache pas l’adaptation que cela demande : « Le froid du Québec est certainement un choc, mais il y a aussi l’esprit de travail intense, le trafic et la façon de conduire qui changent des habitudes de là-bas. Il faut se rappeler que l’été va revenir! », explique en riant le musicien. De la Suisse à l'Australie, The Franklin Electric, composé de quatre musiciens, a pu faire entendre sa musique un peu partout à l’extérieur des frontières, expérience qu’il qualifie de magique.

L’infini d’un ciel bleu

Pour Jon Matte, qui est derrière le titre du dernier opus, Blue Ceilings se veut une métaphore avec le ciel, endroit de tous les possibles et où on y trouve la liberté : « Il faut travailler avec ce que la vie peut nous offrir, et ce, malgré les limitations qu’elle nous impose. » Cette réflexion témoigne de la maturité du deuxième album, dont la conception s’est étirée sur plus d’un an, entre les nombreux va-et-vient des derniers mois. Le travail de longue haleine derrière chaque composition a certes demandé beaucoup de temps et même, parfois, un certain recul, mais l’indie-folk que l’on connaissait des musiciens s’est complexifié avec Blue Ceilings, où s’ajoutent instruments et originalité. La personnalité de l’album est claire et elle se reflète au fil de l’écoute des pièces.

Des réactions positives

La fierté était perceptible dans la voix de Jon Matte, rejoint par téléphone la semaine dernière : « C’est incroyable. Oui, il y a eu beaucoup de travail dans l’album, mais les gens le sentent quand on croit en quelque chose. Il y a de belles réactions, de beaux commentaires et nous sommes très fiers. »

D’ailleurs, le compositeur et musicien aux multiples talents insiste sur l’authenticité des paroles, qui découlent de ses expériences passées et de ce qu’il ressent : « Les gens essaient de créer différentes versions d’eux-mêmes. Je l’ai déjà fait et ça m’a rendu fou. Je laisse aller les choses et je veux me sentir libre de composer librement. » C’est aussi dans cet album que l’on entend les premières chansons d’amour du groupe. Jon Matte raconte qu’il avait toujours été hésitant à aborder ce thème, « puisqu’il n’est pas toujours facile d’être vulnérable pour un artiste ». Cependant, même si ce n’est pas la ligne directrice qu’il désire emprunter, il s’est dit intéressé à reprendre ce thème dans le futur.

Malgré un départ discret, The Franklin Electric se trouve maintenant sur la carte des artistes émergents à découvrir. Ce que l’on peut leur souhaiter pour le futur : « Plusieurs années à découvrir le monde pour y jouer notre musique. »

Le quatuor fera vibrer les planches du Théâtre Granada le vendredi 24 mars prochain. Pour se procurer des billets, c’est ici.


Crédit photo © The Franklin Electric

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