tourigny_p_magnets-credit facebook du groupePar Mikaëlle Tourigny

Après une première prestation endiablée au «Tapageur» en juin, «The P. Magnets» ont récidivé à la Petite Grenouille de Sherbrooke le 5 septembre dernier. Grâce à un plus grand espace, et cette fois avec plus de notoriété, la formation se sentait d’attaque à présenter ses 28 «covers»aussi bien réalisés que divertissants. Malgré son jeune âge, le «band» peut déjà compter sur l’appui d’un bon nombre de «fans»enthousiastes.

Polyvalent, le groupe rock adapte son rythme à plusieurs artistes de tous genres, afin d’exhiber à son public l’éventail de son grand potentiel et de son talent florissant : «Loser»de Beck, «1990»de Jean Leloup, «Get Lucky»de Daft Punk, «Travelin’ Band»de «Creedence Clearwater Revival», «The Mexican» du groupe «Babe Ruth», entre autres, s’inscrivent parmi leur répertoire super varié et intéressant. Naturellement, la formation était dans son élément, la foule en délire et l’ambiance à son apogée.

Alors, d’où sortent ces fameux «P.Magnets»? À la base, d’un projet commun : celui d’amasser des fonds, par le biais d’une passion, afin de lutter contre le cancer. Avec 1 010 de dollars récoltés pour le Défi Félix Deslauriers-Hallée et le Cyclo-Défi contre le cancer, le groupe peut clamer haut et fort que sa mission est accomplie! Le plus souvent, on retrouve ces artistes dans un sous-sol en train de «jammer», rassemblés par le désir d’interpréter la musique, de la façonner à leur goût et de partager le fruit de leurs efforts et de leur passion avec le public sherbrookois, et ce, sans limite ni pression. Au chant, les voix de Valérie Côté et de Marc-Antoine Turcotte se complètent étonnamment, alliant douceur et rudesse pour un résultat accrocheur. À la guitare, Jean-Philippe Cornellier, offre une excellente présence, tout comme son frère Guillaume Cornellier, qui se déchaîne avec précision et aplomb à la batterie. Le bassiste Dominic Richard vient sceller le tout avec un «groove»personnalisé. Ensemble, les cinq membres du groupe créent une énergie qui leur est propre.

Malheureusement, personne ne connaît encore la prochaine date d’apparition des «P. Magnets», mais plusieurs l’attendent avec impatience. Par contre, la rumeur de les revoir prochainement à la Petite Grenouille de Sherbrooke circule de plus en plus en raison du fort succès qu’ils y ont rencontré. Quand même l’engouement des filles qui se déhanchent n’arrive (presque) pas à détacher les yeux de la gent masculine du «stage»…

À la fameuse question : « Le « P » de P. Magnets, ça veut dire quoi? », le batteur répond avec un large sourire que chacun est libre de lui attribuer la signification qu’il désire. Et c’est là que se cache le charme de ce groupe, dans ce petit mystère qui laisse place à l’interprétation, dans ce moment où chacun parvient à s’identifier dans cet entrain et cette musique que le groupe transmet si bien à son public.

 

Partager cette publication