Culture-photo-elena_2Le DJ montréalais Shash’U a sorti, le 13 janvier dernier, son premier EP. Après la première écoute, j’ai été envoutée par la magie de Shash’U. Thru Da Night présente un heureux mélange de percussions rythmées, de synthétiseurs à saveur vintage et de mélodies sauvages qui nous donnent l’impression de participer à une épopée musicale!

par Elena Naggiar

Actif depuis une dizaine d’années sur la scène musicale, Shash’U est un DJ, chanteur, compositeur et interprète qui s’est fait connaitre grâce à son style rebelle et innovateur. L’artiste est associé au mouvement Piu Piu, qui met de l’avant la scène musicale expérimentale et postrap de Montréal. Shash’U a déjà participé à des festivals tels que le Piknik Electronik, l’Igloofest et le Hit + Run à Los Angeles en Californie. L’artiste décrit son style comme du Power Funk, style qui rallie une ubiquité de basses, de percussions originales et d’influences des années 70 et 80, le tout présenté avec une touche de sons urbains et de vintage-hip-hop.

Shash’U a fait le lancement montréalais de son EP – à titre informatif, un EP, soit un Extended Play, est un petit album trop court pour être considéré comme un « vrai » album et trop long pour être considéré comme un single – le 31 janvier dernier au Belmont. Il a présenté un live set et des invités spéciaux ont performé pour le public également. Parmi ces invités se trouvaient Karim Ouellet, King Abid, Radio Radio et Koriass.

Thru Da Night, bien qu’excellent, n’est qu’un avant-goût de ce que nous réserve Shash’U avec son prochain minialbum électronique PWRFNK qui sera disponible à compter du 31 mars 2015. Il y aura également un vinyle de couleur qui réunira Thru Da Night et PWRFNK. C’est Ron Wimberly (dessinateur de renommée mondiale, créateur de la bande dessinée graphique Prince of Cats) qui signera l’art visuel du vinyle qui réunira, pour une édition limitée, les deux minialbums.

culture-photo_elenaMes coups de cœur

Bien que j’aie trouvé la totalité du EP très bon, j’ai eu un faible pour la première chanson, soit Don’t Fight It. C’est un morceau complètement instrumental qui nous transporte dans un voyage intemporel, c’est un vrai bijou qui se prête autant à l’étude qu’à la détente! C’est une chanson qui rappelle les débuts du groupe français Justice : une guitare exaltante mariée à des mélodies électroniques délectables !

Je ne pouvais m’arrêter sur un seul choix : One More Ride, la troisième chanson, cette fois avec paroles, est surprenante ! Elle a des airs plus groovy que les autres chansons du minialbum et elle est beaucoup plus rythmée (à lire ici que cette chanson entraine des gigotements de pieds et des balancements de tête malgré nous). Parfait pour marcher vers l’arrêt d’autobus ou encore pour faire le ménage de sa chambre en se prenant pour les Jabbawokeez.

Jamais deux sans trois, comme on dit! Skyline, la dernière chanson du EP, boucle très bien l’aventure de Thru Da Night. C’est un morceau aux airs plus futuristes avec quelques moments de mélancolie. Shash’U nous passe une énergie plus lourde qui nous pousse presque à réfléchir sur des questions existentielles. Mais n’ayez crainte! Les refrains de guitare électronique viennent ponctuer le morceau d’allégresse.

Enfin, si ce n’est pas déjà fait, allez vous procurer le EP de Shash’U à l’instant, il est disponible gratuitement (incroyable!) sur le site web de la maison de disque Fool’s Gold.

 

 

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