Tous malades

Culture - Nora - Affiche Mille feuxLes Mille feux présenteront les 27 et 28 mars Le Malade imaginaire, une pièce de Molière transposée pour l’occasion dans les années 20.

Par Nora T. Lamontagne

Monument du théâtre français et plusieurs fois centenaire, Le Malade imaginaire est la dernière pièce qu’a joué Molière, quelques heures avant sa mort. C’est aussi celle que les Mille feux ont choisi d’interpréter cette session. « Je voulais absolument monter une comédie, mais sans rester au 17e siècle, avec les grosses robes et tout. C’est pour ça qu’on l’a transposée dans les années 20 » explique Émilie Morin, metteure en scène et étudiante en éducation.

Au programme, un hypocondriaque, La Bolduc acoustique, des paillettes, et même des musiciens costumés sur scène (le groupe sherbrookois Slow Gin Fizz) pour mettre le public dans l’ambiance. En plus de ces changements plutôt cosmétiques, le texte a été révisé de manière à alléger le français ampoulé des siècles passés. On remplace les verges pas des mètres et on coupe allègrement dans le texte afin de ne conserver que l’essentiel. « Il y a des répliques qui faisaient pratiquement une page! C’est lourd et pour le public, et pour le comédien. » explique Nabby Jackson, assistante à la mise en scène. La perception des monologues a bien évolué depuis Louis XIV, ce qui justifie de telles modifications aujourd’hui.

Le plus difficile quand vient le temps de monter une pièce de Molière? La réinventer. « En même temps, Le Malade imaginaire, c’est connu, mais je n’ai pas l’impression que tout le monde a déjà vu la pièce », ajoute Émilie Morin. Pour ceux qui n’en auraient que fait la lecture, bien des fous rires sont à prévoir. « Je suis bon public, mais c’est vraiment plus drôle que ce qu’on peut penser », promet Nabby Jackson.

La troupe des Mille feux est entièrement composée d’étudiants bénévoles qui répètent cette pièce depuis le début de l’année scolaire. « Tant qu’à aller au cinéma... venez donc nous voir! » conclut Émilie Morin.

Le Malade imaginaire

Jeudi 26 et vendredi 27 mars à 20 h

Petite salle du centre culturel

10 $ prévente / 12 $ porte

 

 

 

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