Par Lydia Santos

« Qu’elle soit collective ou individuelle, la mémoire est intentionnelle : elle va chercher dans le passé les faits qui donnent forme à ce qu’on éprouve au présent. » — Boris Cyrulnik

Ce mois de septembre est sans doute marqué par le sinistre quinzième anniversaire de l’attentat des tours jumelles à New York (11 septembre 2001). Cela reste sans doute l’un des événements les plus marquants dont notre génération se souviendra sans doute pour le reste de sa vie. On dit que l’on se souvient toujours de ce que l’on faisait lorsqu’un moment nous marque. C’est relativement vrai, je crois. Certes, chaque cerveau sélectionne sans doute cette information.

Je me souviens que le 11 septembre 2001, j’étais en classe de quatrième année dans Charlevoix. Notre enseignante est entrée dans la classe, l’expression en deuil. Elle nous a annoncé ce qui venait de se passer, tout en nous expliquant l’ampleur de ce qui venait de se produire. Son garçon y était pour un voyage d’affaires. Elle ne savait pas s’il était en vie. Quelque temps plus tard, notre enseignante nous a dit que son garçon était sain et sauf, car il avait eu un retard sur son horaire.

Bien sûr, il y a plusieurs moments marquants qui surviennent, et ce, chaque année. Nous n’avons qu’à penser aux guerres, aux génocides, aux atteintes des droits de l’homme… Pourtant, il y a également maints événements joyeux qui se gravent dans nos mémoires. Malheureusement, nous avons parfois tendance à les oublier, à les égarer dans notre mémoire, quelque part dans un coin de notre cerveau.

En cherchant dans les divers médias, il peut être simple de trouver l’histoire que nous souhaitons nous rappeler. Eux, ils n’oublient pas! Cela est un peu plus facile grâce à leur banque de données.

Que ce soit des conférences tenues par des gens reconnus dans leur domaine, des spectacles, des victoires et des records accomplis par les athlètes du Vert & Or, le campus participe à notre mémoire. Nous nous souviendrons toujours de certaines parcelles de notre passage en tant qu’universitaires à Sherbrooke. Le campus regorge de souvenirs, publics ou personnels. Le personnel enseignant et administratif, les associations étudiantes, les comités, la radio étudiante CFAK, Le Collectif : tout le monde fait vivre cette mémoire collective.

Mais est-ce que tout le monde s’en souvient? Et de la même façon?


Crédit photo © Strasbourg2gm.wordpress.com

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