Par Paskale Leblond-Champagne

L’Utah n’est pas nécessairement le premier État qui nous vient en tête lorsqu’on évoque l’idée d’un voyage. Par contre, il est riche est paysages grandioses et les pistes de randonnées sont infinies pour les mordus de hiking.

Le détour par sa capitale, Salt Lake City, en vaut grandement la peine. Comme son nom le laisse deviner, cette ville est connue pour sa quantité ahurissante de sel. Une grande partie du Grand Lac Salé s’est évaporé au fil des ans, laissant une importante couche de sel au sol. Cette surface asséchée est aujourd’hui connue comme étant le grand désert salé, qui s’étend jusqu’au Nevada. D’ailleurs, pour profiter pleinement de l’aventure, un voyage en voiture s’impose certainement. Rouler sur le sel est quelque peu déboussolant et assez unique comme expérience. D’ailleurs, à Bonneville Salt Flats, une piste de 14 kilomètres a été conçue pour accueillir les plus grands professionnels de la course automobile, capables de dépasser les 1 000 km/h avec leur bolide. De nombreux adeptes de sensations fortes ont enregistré les plus hauts records de vitesse à cet endroit.

Salt Lake City est également très convoitée par l’industrie automobile pour les publicités. En effet, c’est un lieu très prisé par les géants Nissan et Chrysler qui profitent de l’éternelle surface plate pour tourner leurs publicités. Ils ont toute l’espace nécessaire pour faire grimper l’aiguille de l’odomètre sans importuner qui que ce soit et, bien sûr, la vue est incroyable. Bien que la température durant l’hiver puisse tomber sous le point de congélation, elle peut également grimper au-delà des 40 degrés Celsius durant l’été. Lors de grosses chaleurs, la surface plate recouverte de sel crée une illusion de mirage, souvent très convoitée par les cinéastes.

Cet État n’est pas seulement blanc de sel, mais possède également plusieurs canyons rouge-orange et déserts à perte de vue. Le film Take me Home (Aller simple), réalisé par Sam Jaeger, présente une grande variété des paysages du Utah. Cette comédie romantique présente le récit de Claire (Amber Jaeger), qui habite la ville de New York. Après de nombreux conflits et de multiples déceptions, elle monte dans un taxi. Sur un coup de tête, elle demande à ce qu’on l’amène jusqu’en Californie. Le chauffeur (Thom), un homme qui n’arrive pas à garder le même boulot plus que quelques semaines, accepte l’aventure. Ce qui est bien intéressant, c’est que les deux acteurs sont en réalité mari et femme depuis plusieurs années, ce qui leur donne assurément une belle complicité à l’écran. Puisqu’il ne s’agissait pas d’un film à gros budget, ils n’ont amené que le nécessaire pour leur voyage. L’équipe était réduite; l’équipement, très minimaliste.

Les meilleurs films ne sont pas toujours ceux qui ont les plus impressionnants effets ou les plus grands noms. Take Me Home est un petit joyau qui réunit, en toute simplicité, romance improbable et paysages utahains.


Crédit Photo ©  Paskale Leblond-Champagne

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