Par Catherine Foisy

La course à la montre est un phénomène de société étudié depuis maintes années en sol provincial. Nous avons tellement à accomplir, mais si peu de temps pour y arriver. Outre ses 15 heures de cours et ses 30 heures d’études et travaux, l’étudiant et l’étudiante de l’UdeS passe beaucoup de temps à faire autre chose, des choses qui prennent sans contredis un temps fou.

Du temps en lien avec les études  

45 heures est le temps que l’étudiant moyen à plein temps devrait consacrer à ses études, les cours compris, sur une base hebdomadaire. 45 heures, c’est plus d’un emploi à plein temps. Étudier au niveau supérieur est définitivement tout un défi!

Entre trois et cinq ans, en fonction des disciplines, c’est le temps que tu passeras en moyenne afin d’avoir ton diplôme de premier cycle en poche.

Vingt heures est le nombre moyen d’heures qu’un étudiant accorde à son emploi de soirées et weekends sans nuire à son rendement académique. Vingt heures au salaire minimum, ça représente des paies de 844 $ par mois avant déduction.

7h30 serait le nombre d’heures de sommeil idéal afin d’être suffisamment reposé. Or, 75% des étudiants manquent de sommeil et de 11% à 12% de ceux-ci dorment moins de six heures par nuit. (Étude réalisée par l’UdeM)

Ces chiffres s’imbriquent pour qualifier ton parcours, le sien, le mien, ou les leurs, mais ils ne constituent pas à eux seuls ton unique emploi du temps. Pour un étudiant ou une étudiante universitaire, outre ces heures infinies passées les yeux rivés sur leur code civil, les exercices de grammaires ou les formules mathématiques, il y a beaucoup de choses auxquelles elles et ils doivent accorder du temps.

Du côté des services publics

Du côté des CPE, deux ans, c’est le temps qu’il faut avant d’obtenir une place pour son enfant en CPE public sans se tourner vers des alternatives plus dispendieuses que les garderies à 7,30 piastres par jour pour les familles dont le salaire brut est entre 50 000$ et 70 000$, ou 20 piastres pour celles dont celui-ci dépasse la barre du 157 500$.

Plus de 16 heures d’attente, c’est le temps moyen qu’on passe à attendre avant de recevoir des soins à l’urgence. En ce sens, les projets de loi 10, qui prône entre autres l’abolition des agences régionales, et de loi 20, qui vise à augmenter le nombre de patients par médecin de famille, du ministre de la santé Gaétan Barrette visent à agir sur le temps d’attente encore beaucoup trop élevé dans les urgences des hôpitaux de la province.

Le temps est chose précieuse, et nous ne savons plus où donner de la tête, pris dans ce tourbillon où toute situation est plus désastreuse que celle qui la précédait. Il est venu le temps où ne pouvons plus jouer sur toutes les sphères, mais de celles-ci, lesquelles sont les plus importantes?


© Cathie Lacasse Pelletier

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