Par Josiane Demers 

Il va sans dire que la pandémie mondiale affecte la communauté sportive de manière importante. Plusieurs experts somment le gouvernement Legault d’agir dans ce domaine considérant que l’activité physique est primordiale pour l’ensemble de la population afin d’éviter des conséquences à long terme.  

Lors de sa conférence de presse du 16février dernier, lpremier ministre de la province a annoncé quelques allégements dans le domaine du sport pour les régions en zone rouge à partir du 26février. En effet, à l’extérieur, le nombre de personnes pouvant s’adonner à des activités ensemble passe de quatre à huit personnes. De plus, les piscines et les arénas sont maintenant en mesure de rouvrir en se pliant à des règles strictes.  

Par exemple, au Centre sportif de l’Université de Sherbrooke, des plages horaires de bains libres et de longueurs sont offertes sur réservation seulement afin de contrôler le nombre de personnes ayant accès aux installations simultanément 

Les experts, sonneurs d’alerte 

Il est évident que le manque d’activité physique peut avoir un effet néfaste sur la santé mentale, mais aussi sur le corps. Comme l’explique le docteur Luc de Garie, président de l’Association québécoise des médecins du sport et de l’exercice (AQMSE), dans un article de novembre 2020 paru dans La Presse, toute la population, tous âges confondus, risque de subir les conséquences de cette pandémie. 

L’effet du manque de sport chez les jeunes est souligné fréquemment et il est clair que c’est un enjeu important. Néanmoins, tout le monde risque de souffrir du manque d’activité physique, notamment les personnes âgées qui doivent rester actives pour ne pas voir leur mobilité affectée. 

La moyenne des gens en âge de travailler bouge moins à cause du simple fait qu’elle est en télétravail. Il y a donc lieu de sonner l’alarme, car cela alourdira, à moyen et long terme, un système de santé déjà grandement fragilisé.  

Manifester pour la santé 

Le 7mars prochain, à 13h, aura lieu une grande marche débutant en face de l’Assemblée nationale pour réclamer le retour des sports encadrés au Québec. Radio-Canada s’est entretenue avec l’instigateur du projet, Isaac Pepin, un joueur de football en cinquième secondaire.  

L’adolescent a même écrit au premier ministre et s’est entretenu avec la ministre déléguée à l’éducation, Isabelle Charest, en septembre dernier, mais ne s’est pas dit encouragé par cette rencontre.  

Plusieurs athlètes, médecins, entraineurs, propriétaires de centres d’entrainement et responsables d’associations sportives joignent leur voix au mouvement et réclament le retour du sport.  

Une chose est certaine, de plus en plus de gens demandent ardemment un élargissement immédiat des mesures pour le bien des sportifs, mais aussi de la population en général. Il reste maintenant à savoir s’ils seront finalement entendus.  

À lire aussi

La dépression, plus présente que jamais

La dépense d’énergie des activités non liées à des exercices

Stratégies pour adopter et maintenir de saines habitudes de vie

Partager cette publication