Un aperçu sur la prochaine saison de l’Impact

Par Alexandre Masson

La troupe de Mauro Biello aura la chance de tourner la page à la suite de son élimination cruelle survenue aux mains du Toronto FC le 30 novembre dernier alors que la formation montréalaise entamera sa saison régulière le 4 mars prochain en rendant visite au Earthquakes de San Jose. Même si l’élimination de l’an dernier a pu faire mal aux fidèles du 11 montréalais, elle laisse tout de même présager un bel avenir sur la pelouse montréalaise.

Analyse des troupes

La saison précédente nous a appris que l’Impact n’est pas tout à fait prêt à aspirer aux grands honneurs, bien qu’il n’en soit pas très loin. L’an dernier à pareille date, plusieurs partisans semblaient convaincus que l’Impact n’irait nulle part sans la présence de Didier Drogba parmi le 11 de départ. C’est certainement pour cette raison que l’incertitude face à sa situation en inquiétait plusieurs. L’état des choses est beaucoup plus positif cette année, alors que la formation montréalaise a prouvé qu’elle pouvait être très compétitive sans lui, d’autant plus qu’une fois la poussière retombée, tout portait à croire que Drogba était plus une distraction qu’autre chose. À la lumière de cette fin de saison plus que respectable, il m’apparaît évident que le noyau de joueurs formé par Ignacio Piatti, Matteo Mancosu, Laurent Ciman, ainsi que le vétéran milieu de terrain québécois Patrice Bernier possèdent les atouts nécessaires pour sonner la charge. On pourra également compter sur le cerbère expérimenté Evan Bush.

De jeunes joueurs prometteurs viendront se greffer à un respectable noyau de vétérans, tel que le milieu de terrain argentin Adrian Arregui, une nouvelle acquisition qui, je suis persuadé, saura convaincre les partisans montréalais de ses habiletés. Ajoutons également Michael Salazar, que l’on a pu voir brièvement la saison dernière et qui, en toute logique, devrait faire sa place avec le grand club à un moment ou l’autre de la campagne. Une chronique sur les espoirs de l’Impact ne peut se terminer sans faire mention du jeune prodige québécois de 17 ans (18 ans le 31 mars prochain) Ballou Jean-Yves Tabla. Ce dernier fait déjà écarquiller bien des yeux malgré son jeune âge. Il s’agit du genre de prodige qui ne passe qu’une fois dans une organisation et qui, si l’équipe réussit à le signer à long terme, donnera à la MLS une bonne dose de crédibilité supplémentaire, étant donné qu’il aura choisi l’Amérique du Nord plutôt que l’Europe pour poursuivre son développement.

Le Derby de la 401

Par le passé, même si la rivalité entre le Toronto FC et l’Impact semblait un brin emprunté aux vieux affrontements Canadiens contre Maple Leafs afin de déchaîner les passions, tout laisse croire que cette année, la compétition ainsi que l’animosité entre les deux clubs seront bel et bien réelles. Les rivalités sportives, bien qu’elles soient la plupart du temps basées sur la proximité géographique entre deux villes, sont également le fruit de ce qui se passe sur le terrain. Des éléments tels que l’intensité des matchs et leurs significations joueront un rôle capital dans l’équation. On peut également affirmer que si le propriétaire de l’Impact, Joey Saputo, et la MLS rêvaient d’une vraie rivalité entre Montréal et Toronto, les dernières séries éliminatoires ont créé une vraie rivalité. Il sera intéressant de voir comment les deux équipes se comporteront sur le terrain lors des affrontements cette saison; un spectacle de haute voltige est à prévoir.

Peut-on espérer un championnat?

Comme je l’ai mentionné plus haut, la saison précédente a été enivrante et nous a laissés présager un bel avenir pour l’Impact. Par contre, la saison 2016 nous a permis également de constater quelques lacunes, notamment en défensive, faisant que l’Impact n’était pas tout à fait prêt à aspirer aux grands honneurs. Cette saison, les quelques changements d’effectifs, l’absence de l’énorme distraction que représentait Didier Drogba ainsi que l’expérience acquise par le groupe lors des précédentes séries devraient nous faire connaître une équipe beaucoup plus mature et calme en situation de haute pression. Est-ce suffisant pour aspirer aux grands honneurs? Seul le temps nous le dira, mais une chose est certaine, si l’Impact ne parvient pas à atteindre la finale de l’Est pour une deuxième année de suite, la saison 2017 sera considérée comme une régression et par le fait même, une déception.

L’Impact disputera son premier match à domicile au Stade olympique le samedi 11 mars prochain à 19 h face aux champions en titre, les Sounders de Seattle.


Crédit photo © USA Today Sports -Reuters

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