Un héros pas comme les autres

Vous avez surement déjà été confronté à cette réalité : on regarde un film épique, une comédie romantique ou une biographie et on se met à la place du héros. On ne peut s’empêcher de penser : « je ferais la même chose que lui ». On se dit qu’on aurait le même courage. Mais qui est-ce qu’on berne? Il est en effet bien rare que l’on soit confronté à des situations similaires à celles de notre ami Braveheart (William Wallace) dans notre quotidien.

Par Sebina Jankovic

Comment, alors, peut-on découvrir ce qui se cache au fond de nos tripes? La jeunesse est le meilleur moment pour se vouer à cette quête. En effet, quand on est jeune, on est malléable. On ne sait pas qui l’on est, on ne sait pas ce qui nous définit. On a une variété d’options qui s’offrent à nous, et parfois, cela peut paraître étourdissant. Alors on est prêts à tout essayer, à faire preuve de témérité pour trouver ce qui fait de nous un personnage unique.

Certes, ce que les parents transmettent reste ancré au plus profond des âmes, mais une grande partie de cela reste non écrite, et c’est à nous de jouer à l’écrivain. Comme le dit Carl Gustav Jung, « nous savons ce que nous avons été, mais nous ignorons ce que nous serons. » Ainsi, pourquoi ne pas profiter de cette liberté et s’ouvrir à l’inconnu!

Pour y parvenir, il semble qu’il n’y ait de meilleure façon que de s’intéresser à ce que sont les autres, d’élargir notre champ de vision et de rester attentifs à ce qui nous entoure. « On ne change pas, on met juste les costumes d’autres sur soi », comme le chante Céline. Et si ce n’était pas que des costumes?

En nous confrontant à la réalité d’autrui, aux différents modes de vie et aux diverses difficultés qui sont vécues, nous pouvons, par analogie, apprendre sur nous-mêmes. L’apprentissage par comparaison est le plus naturel. On peut réagir aux systèmes qui nous entourent. Pensons à ceux qui, face à la détresse humaine, ont eu le courage de défier les autorités et de se mettre en danger pour venir en aide à leurs pairs. Nous connaissons tous les histoires de ceux qui ont hébergé des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Nous pouvons aussi penser au Dr Morgentaler qui exerçait des avortements alors que c’était encore illégal, car il croyait que les femmes avaient le droit de faire un choix.

Le développement de l’empathie permet de s’approprier les causes des autres et de les faire nôtres. Ce ne sont pas des costumes, mais bien le masque de l’individualisme qui tombe. On développe l’entraide et on réalise que l’on est tous faits de la même façon.

Même si la « crise d’adolescence » n’est pas aussi prononcée pour tous, l’affirmation de soi, elle, l’est. Et même si parfois notre confort personnel semble dur à quitter, il ne faut pas oublier qu’on ne peut se développer complètement sans les autres. Alors, embrassons notre futur ensemble et devenons les scénaristes de notre épopée.

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