2013.11.13 036

Le budget Leitao, adopté la semaine dernière par le gouvernement libéral, aura des répercussions sur l’Université de Sherbrooke. Son budget pour l’année 2014-2015 devra composer des coupures représentant « un manque à gagner supplémentaire minimal de 15.1 M$ ».

Nora T. Lamontagne

Rendu public le 30 avril, le budget 2014-2015 de l’Université de Sherbrooke détaillait déjà des compressions de 23 millions de dollars. Mais le budget Leitao «modifie de manière importante les conditions qui prévalaient lors de la préparation [de ce] budget», indique Luce Samoisette, rectrice de l’Université de Sherbrooke, dans une note interne. Avec les compressions anticipées, l’Université se retrouverait avec un manque à gagner de 15,1 M$.

Quatre éléments viennent changer la donne.

  • La hausse du budget du ministère de l’Éducation est de 2,2%, et cet investissement était déjà prévu dans les états financiers des années antérieures.
  • Le gouvernement libéral impose de nouvelles compressions aux universités. On estime que, pour sa part, l’UdeS devra couper entre 1 M$ et 2,7 M$.
  • Les universités ne sont plus autorisées à faire des déficits. Le budget 2014-2015 prévoyait déjà un manque à gagner anticipé de 2,4 M$.
  • Un projet de loi prévu pour l’automne amputera l’Université de 3 % de son budget de fonctionnement et de 2 % de sa masse salariale. Le rectorat n’a pas plus de détails à ce sujet.

Si la rectrice tentera de trouver « des mesures d’assouplissement des nouvelles contraintes qui nous sont imposées », il est très clair que l’Université de Sherbrooke n’échappera pas à cette nouvelle ronde de compressions au nom de l’austérité. « Toutes les institutions, tous les ministères sont soumis aux mêmes compressions. Il est donc clair qu’un défi colossal nous attend et que nous aurons à faire des choix difficiles. »

De leur côté, la FEUS et le REMDUS s’inquiètent des impacts que ces énièmes coupures auront sur les étudiants. Selon eux, l’enseignement et la formation devraient être au cœur des préoccupations à la base des choix budgétaires.Ils souhaitent être « des acteurs impliqués» pour éviter que les étudiants «ne fassent pas encore une fois les frais des décisions qui sont prises sans eux à Québec».

Rappelons que la masse salariale représente 73,9 % des dépenses de l’Université pour l’année 2014-2015.

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