Un quinquagénaire moderne

Centre culturel - 1

 

Par Claudie Bélisle-Desjardins

Une odeur de neuf et une trace de pied en bran de scie sur le revêtement du sol de la Salle Maurice-O’Bready sont les représentations parfaites de l’état du Centre culturel de l’Université actuellement. Bien que le chantier fourmille d’entrepreneurs, de techniciens de son et de préposés à la scène, une certaine harmonie règne à la veille de la réouverture partielle du Centre nouvellement quinquagénaire. Les rénovations s’inscrivent dans la démarche engagée par l’Université de Sherbrooke pour « donner à la communauté universitaire un plus grand accès à la culture, enrichir la formation universitaire et favoriser le développement de la culture dans la société pour encourager la créativité et l’innovation». Ces objectifs, qui fondent la politique culturelle universitaire fraîchement adoptée, sont également créateurs de modifications importantes en ce qui a trait aux infrastructures concernées. Selon Mario Trépanier, directeur du Centre culturel, le Centre possède un mandat impératif d’accueillir tous les évènements relatifs à la culture, que ce soit des artistes locaux tel que le très attendu groupe Misteur Valaire ou de grandes productions telles que Notre-Dame de Paris et l’Orchestre symphonique de Sherbrooke.

Pour ce faire, le rafraîchissement des équipements spécialisés s’avérait nécessaire pour cette 4e salle en importance au Québec: une vingtaine d’années se sont écoulées depuis la dernière fois où les coups de marteau et le grincement strident de la scie ont résonné entre ses murs. L’avènement du numérique et le développement fulgurant, depuis quelques années, en matière de technologie de scène invoquaient une mise à jour afin de rehausser son apparence. Incontestablement, le Centre culturel continuera à occuper une place remarquable dans la vie culturelle régionale avec la réception annuelle des centaines de spectacles ainsi que de multiples lancements, galas, salons, etc.

L’esquisse du plan de la nouvelle infrastructure laisse présager un modernisme architectural ainsi qu’un hall d’entrée réinventé. En ce qui concerne l’organisation structurelle, la création des sas (passages clos munis de deux portes qui permettent un isolement complet) séparant la salle et les foyers multiples assureront l’insonorisation et la tenue d’une variété d’événements simultanés. Cette dernière création témoigne de l’efficacité des lieux qui s’avère être la pierre angulaire de ces changements considérables. Toujours selon M. Trépanier, ces modifications sont en adéquation avec la pérennité des activités offertes puisque « la réussite du Centre culturel passe par la combinaison de la salle et des foyers ». La possibilité de tenir en même temps un colloque, un spectacle de grande envergure ainsi qu’une réunion entrepreneuriale formelle sans perturbations se révèle un usage ingénieux des ressources du Centre.

Le grand hall vitré ainsi que les nouveaux bancs rubis seront les principaux changements que le public pourra apprécier, sans oublier le nouveau Bar qui occupera une place centrale dans l’espace de verre réaménagée. Par conséquent, l’éventuelle séparation de la billetterie et de l’aire de discussions contribuera également à la commodité des lieux.

Assurément, plusieurs lèveront leur verre au cinquantième de la salle, aux améliorations et - espérons-le - à une meilleure expérience.

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