Un régime à l’échelle planétaire

Par Ariane Gauthier

 

Plusieurs changent leur alimentation quotidienne pour y exclure la viande. Différents motifs peuvent pousser quelqu’un à devenir végétarien, comptons notamment l’éthique et le respect des animaux, ou parce que ce mode de vie est un gage de santé et d’énergie. Cependant, quand on sait que le secteur de l’élevage est responsable d’environ 14,5% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre mondiales, le côté écologique en soi ne peut qu’être révolté.

Pour produire 1 kilo de bœuf, c’est 15 500 litres d’eau qui sont utilisés. Avec la même quantité d’eau, il est possible de produire 12 kilos de blés ou bien 118 kilos de carottes.

 

C’est 65 milliards d’animaux qui sont abattus par an à travers le monde, un nombre qui croît d’année en année. Cet accroissement est notamment dû au changement d’alimentation des pays asiatiques, qui augmentent leur demande en viande. L’industrie de la viande a un impact considérable sur les émissions de gaz à effet de serre et sur l’environnement. Notamment, l’usage d’engrais pour les cultures dédiées à nourrir les animaux puis la digestion des ruminants font en sorte que de grandes quantités de protoxyde d’azote et de méthane sont rejetés dans l’air. Ces gaz ont un potentiel de réchauffement global beaucoup plus élevé que le gaz carbonique. La viande parcourt beaucoup de kilomètres avant de se retrouver dans notre assiette et beaucoup d’énergie fossile est nécessaire pour arriver à sa commercialisation.

En plus de son apport considérable dans l’émission de gaz à effet de serre global, l’industrie de la viande a un impact non négligeable sur l’eau. Pour produire 1 kilo de bœuf, c’est 15 500 litres d’eau qui sont utilisés. Avec la même quantité d’eau, il est possible de produire 12 kilos de blés ou bien 118 kilos de carottes. Puis, cette industrie a une incidence sur la contamination de l’eau à cause des rejets de pesticides, d’engrais et à cause de l’épandage de fumier. Les rivières et les nappes phréatiques sont aussi polluées par la quantité d’excréments et d’urines rejetés par le bétail. Pour le même kilo de bœuf mentionné plus haut, il faut entre 7 et 12 kilos de céréales (blé, maïs ou soja). C’est un nombre impressionnant de vivres qui ne sont pas utilisés pour nourrir la population. L’élevage bovin est responsable de 80% de la destruction de la forêt amazonienne, puisqu’un déboisement est nécessaire afin de faire de la place au bétail et aux cultures leur étant destinées.

Quoi qu’il en soit, la réduction de sa consommation de viande peut être un bon moyen pour diminuer son empreinte écologique. Ne serait-ce pas une option à considérer alors que de récentes études démontreraient le potentiel effet cancérigène de la viande rouge?


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