Un spectacle à saveur punk au Théâtre Granada

Par Alexandre-Dumas-Gingras

Les Goules, formation irrévérencieuse et déjantée, caractérisée par la voix unique du leader de la formation Keith Kouna, était de passage au Théâtre Granada le jeudi 2 février. Pour l’occasion de cette tournée unique, la troupe à Kouna s’accompagnait du groupe VioleTT Pi et des Hôtesses d’Hilaire.

L’ambiance était festive et la foule fébrile en ce jeudi soir, alors que c’était le retour attendu des Goules à Sherbrooke, spectacle qui par ailleurs était le dernier de la tournée présentée par le groupe. Originaire de Québec, la formation a été active de 2001 à 2007 et depuis, ça a été silence radio. Cependant, en 2016, à la surprise générale, le groupe annonçait son retour. Le quintette punk qui s’affichait à l’époque comme étant présent pour « hanter les pourris et égayer les malades » s’accompagnait de deux groupes tout aussi fous l’un que l’autre pour cette tournée retour.

Initialement prévu de passage en novembre dernier, l’événement a été déplacé au 2 février, dû au décès d’un proche d’un membre des Hôtesses d’Hilaire. C’est ainsi que se retrouvaient au Théâtre Granada les amateurs de musique punk et les mélomanes avertis, dans ce qui se trouve à être probablement l’une des plus belles salles de spectacle en Estrie.

La première formation à fouler les planches du Théâtre pour l’occasion était les Hôtesses d’Hilaire. Une foule déjà nombreuse était présente sur place pour voir leur performance, qui par ailleurs, n’a pas déçu. Reconnu pour avoir un son rock, le chanteur du groupe est celui qui attire véritablement l’attention, alors que ce dernier possède un charisme contagieux. Des pièces connues du public telles que « Fais Faillite », « Regarde-Moi » et « Eastbound and Down » auront contribué à faire festoyer les curieux.

Ensuite, le deuxième groupe à s’amener sur scène, venu de Montréal, était VioleTT Pi. Il s’agit d’une formation surprenante en spectacle, alors qu’une folie semble s’emparer du chanteur lorsqu’il est sur scène. D’ailleurs, plusieurs chansons rappelaient le groupe californien Korn, tout en y ajoutant des sonorités associées à la musique électronique : bref, un chaos contrôlé qui réussit à faire lever le niveau d’énergie des amateurs présents sur place.

Pour clore cette soirée, la très attendue formation Les Goules, reconnue pour ses performances des plus énergiques, a pris place sur scène. La musique punk et sombre du groupe a semblé enivrer le public qui en redemandait après chaque pièce. Le toujours très théâtral Keith Kouna est capable de divertir une foule et y allait de longues présentations avant chaque chanson. Bien qu’il s’agissait du dernier spectacle de la tournée, le groupe Les Goules semblait heureux d’être présent à Sherbrooke et la formation a livré une solide performance, interprétant de véritables classiques. Des chansons telles que « Crabe », « Biker » ou encore « Ville » ont suscité les plus belles réactions.

Pour ce qui est de la suite des choses pour Les Goules, la troupe a tenu à souligner que cette fois, elle n’annonce pas de pause. Elle laisse la porte ouverte à d’éventuels spectacles tout en laissant comprendre que ses apparitions se feront plus rares. Une chose est sûre, ce spectacle a été à la hauteur des attentes et c’est une foule conquise qui est retournée chez elle.


Crédit photo © Théâtre Granada

Laisser une réponse