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Un statu quo qui ne saura durer

Posted on 24 septembre 2013 by Nora Lamontagne

Malgré le statu quo maintenu dans le dossier des 5 à 8, la FEUS et les associations étudiantes se préparent au pire.

Nora T. Lamontagne

La rencontre des trois parties impliquées  - la FEUS, le rectorat et la sécurité – n’a toujours pas eu lieu en date du 18 septembre. Cela n’empêche pas des étudiants d’entreprendre des actions de leur côté, notamment l’écriture d’une pétition distribuée dans les locaux des différentes associations étudiantes.

La pétition réclame « des pourparlers immédiat (sic) [...] afin d’en venir à une entente formelle sur les activités socio-culturelles sur le campus ». Elle encourage non seulement les étudiants à dénoncer «le manque d’ouverture au dialogue de la sécurité et de l’administration », mais laisse  également planer la menace d’une « escalade de moyens de pression ». Rappelons que des discussions sont en cours depuis février dernier pour tenter d’en arriver à un accord. En génie, on avait égaré la feuille de la pétition au passage du Collectif, tandis que l’AGEEFEUS était parvenue à récolter environ 75 signatures.

Du côté de l’AGEEFEUS…

La Faculté d’éducation a l’habitude d’organiser des 4 à 8, événements que la Politique sur les activités sociales avec alcool interdit puisqu’ils durent plus de 4 heures. Bien que cette politique n’ait pas encore été adoptée par l’université, le vice-président aux affaires sociales de l’AGEEFEUS a reçu un courriel de Stéphane Frère, technicien en prévention, l’avisant «[qu’il] devait faire appliquer ce qui va devenir le nouveau règlement (lorsqu’il sera officiel) et cela même si [l’AGEEFEUS] n’a pas eu d’incident ». Le 4 à 8 du 12 septembre a pu être conservé, mais la Faculté d’éducation devra se plier aux règles pour ceux à venir.

Après vérification avec M. Martin Buteau, vice-recteur aux ressources humaines et à la vie étudiante, la FEUS confirme qu’aucune nouvelle directive n’a été ratifiée par le comité de direction (seul organe en mesure de prendre de telles décisions) au sujet des 5 à 8. Il y a bien eu un accord verbal entre la sécurité et l’administration au mois d’août afin de commencer à appliquer cette politique, mais elle n’a toujours pas été officiellement adoptée.

L’AGEEFEUS déplore une décision unilatérale dans le dossier. Lykia Gamache, trésorière de l’association, souligne que les 4 à 8 ne servent pas à «faire de l’argent pour faire de l’argent». Les fonds récoltés servent plutôt directement aux étudiantes et étudiants en éducation, pour qui il n’est pas toujours facile de faire des stages non rémunérés. Elle remarque par contre que les gens arrivent de plus en plus tôt aux 4 à 7 en éducation, ce qui démontre un changement d’attitude.

Du côté de l’AGEG…

En génie, les 5 à 8 sont victimes de leur popularité. Les organisateurs sont bien contents qu’il fasse encore beau et chaud, parce que la cafétéria principale peut accueillir à elle seule un maximum de 300 personnes, nombre largement dépassé lors des derniers 5 à 8. L’association réfléchit présentement à des moyens de pression « à court terme » pour faire évoluer la situation, selon Gabriel Fournier, directeur bière des 5 à 8. Il insiste que la politique occasionne des pertes énormes pour l’AGEG : entre 2000 $ et 5000 $ par prolongation. Si la politique est adoptée, chaque faculté sera limitée à une extension par session.

À l’heure de mettre sous presse, le rectorat n’avait pas eu le temps de répondre aux questions du Collectif.

Une réunion est prévue au cours de la semaine du 23 septembre pour tenter de régler le dossier.

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