Par Sébastien Binet

La popularité du baseball n’a jamais été à discuter au Québec. Malgré une forte baisse de l’achalandage des ligues mineures québécoises dans les dernières années, le baseball semble reprendre du poil de la bête. Bien sûr, la perte des Expos, il y a plus de 10 ans maintenant, n’a en rien aidé la popularité du sport. Mais l’année 2015 pourrait bien être très profitable au baseball du Québec, grâce à une équipe qui n’est vraiment pas si loin de nous.

Les Blue Jays  de Toronto sont maintenant la dernière équipe canadienne qui s’aligne dans la prestigieuse Major League Baseball (MLB). Après avoir connu plusieurs années d’insuccès et de misère, cette année pourrait bien être très différente pour nos très proches voisins de l’ouest. En effet, à un peu moins d’un mois de la fin de la saison régulière, les Jays sont toujours impliqués dans une chaude lutte avec les Yankees de New York  pour garder la première position de leur division. Cette première place leur assurerait directement un billet pour la danse des séries automnales du baseball majeur.

Une deuxième moitié de saison qui fait plaisir

Après avoir connu une première moitié de saison en montagnes russes, les Blue Jays  ont littéralement explosé depuis le match des étoiles. Après avoir sombrées à plus de 8 matchs de la première position, leurs performances des derniers temps permettent certainement de rêver à du baseball d’octobre. Forts de leur fiche plus que satisfaisante de 21 victoires contre seulement 6 défaites dans le mois d’août, les Jays sont maintenant impliqués dans la lutte pour le sommet de la division est de la ligue américaine. Certains experts s’entendent même pour dire que les torontois possèderaient l’alignement pour leur permettre de remporter la première série mondiale depuis 1993. La saison ne s’annonçait pourtant pas de si bon augure.

Un directeur général très actif à la date limite des transactions

La date limite des transactions aura été occupée cette année pour Alex Anthopoulos, le directeur général des oiseaux bleus. L’équipe, qui semblait afficher quelques lacunes en défensive, mais surtout au niveau de l’enclos des lanceurs, a vu ses rangs être regarnis en vue du dernier droit de la saison régulière. L’arrivée des Price, Hawkins, Tulowitzki et Revere, pour ne nommer que ceux-là, aura apporté une stabilité à une équipe qui en avait bien besoin. L’attaque déjà extrêmement dangereuse des Jays peut maintenant être épaulée par une rotation de partants plus solide, un enclos de releveurs fiables et une défensive solidifiée. Toutefois, ces transactions ont eu un prix et le directeur général a dû sacrifier beaucoup de jeunes espoirs pour arriver à donner le visage qu’on connaît maintenant à l’équipe torontoise.

Des partisans au rendez-vous

Anthopoulos a pris un pari très audacieux  en sacrifiant une partie de l’avenir, mais il semble très bien payer pour le moment autant sur le plan sportif que marketing. Les assistances des spectateurs sont là pour le démontrer, puisque l’équipe joue maintenant fréquemment à guichet fermé. Cette situation ne déplaît en rien à la haute direction de l’équipe, mais elle plaît surtout aux joueurs et rien n’est plus agréable que des joueurs qui apprécient le milieu dans lequel ils travaillent. Ils jouent mieux, sont plus motivés et surtout, ils voudront revenir. C’est d’ailleurs le cas de David Price. Celui-ci, qui en principe deviendra joueur autonome à la fin de la présente saison, a manifesté un engouement marqué pour la situation actuelle qui pourrait bien le convaincre de revenir avec l’équipe l’an prochain. Price n’est pas le seul dans cette situation, mais avec la saison que l’équipe connaît, il est fort possible que la tâche du directeur général s’avère plus facile au moment de convaincre certains joueurs de revenir avec le club torontois.

Une fin de saison qui s’annonce excitante

Maintenant que le dernier mois de la saison régulière est amorcé, il ne manque plus qu’à souhaiter que les Jays continuent sur leur lancée de la deuxième moitié de saison. Avec un rendement aussi impressionnant, force est d’admettre qu’il serait bien surprenant de les voir s’écrouler une fois rendus aussi près du but, mais le baseball reste un sport bien particulier. D’ici là, on ne souhaite que le meilleur à nos voisins de l’ouest évoluant encore en sol canadien.

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