credit_magazine_canadiensLe Canadien de Montréal a mis sous contrat le joueur de centre sherbrookois Jérémy Grégoire pour une durée de trois ans le 1er juillet dernier. Repêché en sixième ronde lors de l’encan 2013, Grégoire a convaincu Marc Bergevin en raison, entre autres, de ses récents succès avec le Drakkar de Baie-Comeau.

Vincent Lambert

Le 1er juillet est souvent une date surveillée de près dans la Ligue nationale de hockey (LNH) par les analystes et les partisans. Évidemment, d’une part, c’est le moment où plusieurs joueurs autonomes changent d’adresse pour se joindre à de nouvelles formations, et d’autre part, il arrive que de jeunes espoirs signent leur nom au bas d’un contrat professionnel.

Jérémy Grégoire, originaire de Sherbrooke et ancien membre des Cantonniers de Magog, a eu l’opportunité de parapher sa première entente professionnelle avec le Canadien de Montréal. Bien entendu, cette récente signature réjouit le joueur du Drakkar de Baie-Comeau : « J’étais content; c’est vraiment un long processus. À la fin de la saison, c’est mon agent qui m’a confié qu’il allait parler avec le Canadien pour savoir comment les dirigeants avaient trouvé ma saison. Ensuite, ils ont mentionné qu’ils aimeraient me signer et c’est ainsi que les négociations sont venues. »

Évidemment, il reste encore un bout de chemin à accomplir à Grégoire avant d’entendre son nom prononcé par l’annonceur maison du tricolore, Michel Lacroix. Même si son objectif est d’éventuellement atteindre la Ligue nationale, le #10 se concentre davantage sur le court terme : « Je m’en vais au camp de développement dimanche [le 6 juillet], je veux avoir un autre bon camp de développement, afin de montrer que j’ai ma place et ainsi connaitre une autre bonne saison junior pour confirmer ce que j’ai fait l’an dernier. »

Encore des aspects à peaufiner

Chercher à constamment s’améliorer fait partie du quotidien d’un joueur de hockey. Certains travaillent leur lancer, et d’autres, leur maniement de rondelle. Pour Jérémy Grégoire, il s’agit surtout de peaufiner son coup de patin et de travailler sa constance. Même s’il avoue que son patin est déjà bon, Grégoire mentionne que pour se démarquer dans la LNH, il faut patiner au-dessus de la moyenne. À cela s’ajoute qu’il cherche également, par rapport à la constance, à être à la fois un joueur d’énergie et un marqueur.

Des comparaisons intéressantes

Malgré ses 18 ans, Jérémy Grégoire montre une belle maturité. L’ancien attaquant des Cantonniers de Magog se compare à Patrice Bergeron et à Ryan Kesler; des comparaisons qui sont intéressantes pour le Canadien et ses partisans. Comme il l’a expliqué lors d’un entretien téléphonique, Grégoire performe autant en milieu offensif que défensif : « Je suis un joueur qui peut jouer des deux côtés de la patinoire. Je suis capable de scorer des buts et de bien jouer défensivement, sur l’avantage numérique et sur le désavantage numérique. »

Une expérience qui mérite d’être savourée

Depuis sa récente signature avec le Canadien de Montréal, Jérémy Grégoire savoure pleinement son expérience. L’espoir sherbrookois est un joueur prometteur pour le Canadien de Montréal. Même s’il lui reste encore bon nombre de matchs à jouer dans la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) avant d’atteindre la LNH, il ne serait pas surprenant de le voir percer l’alignement officiel de la Sainte-Flanelle en raison de son éthique de travail et de son talent.

Avec ses 69 points en 65 matchs l’an dernier, Grégoire a connu une belle éclosion dans le circuit Courteau. Cette année encore, il pourrait inscrire son nom à plus d’une reprise sur la feuille de pointage.

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