Un walk in the park pour les Cubs?

Par Michael Therrien

À mon goût, nous sommes actuellement dans la plus belle période sportive de l’année. Effectivement, la saison de hockey vient tout juste de commencer et le baseball majeur nous offre le meilleur baseball de la saison avec la Série mondiale.

Comme plusieurs, je crois que le baseball est le sport le plus difficile pour accéder aux séries éliminatoires. La saison régulière est éprouvante : 162 matchs répartis sur environ 180 jours et seulement dix équipes sur trente ont accès à la danse automnale. Actuellement, les deux dernières franchises toujours dans la course sont les Cubs de Chicago qui représentent la ligue nationale et les Indians de Cleveland qui représentent la ligue américaine.

Believeland

Les Indians, menés par un jeune arrêt-court de 22 ans du nom de Francisco Lindor, ont terminé la saison régulière avec 94 victoires. Malgré une campagne décimée par les blessures de certains joueurs étoiles comme Michael Brantley et les lanceurs Carlos Carrasco et Danny Salazar, le gérant Terry Francona a réussi à mettre sur pieds une équipe compétitive qui mise sur la vitesse et sa relève pour avoir du succès. Francona, que plusieurs considèrent comme un des meilleurs gérants de l’histoire du baseball majeur, semble avoir une très bonne relation avec ses joueurs et cela transparaît dans leur attitude sur le terrain. Ils jouent comme un groupe soudé qui n’a rien à perdre, puisque depuis le début de la saison régulière et des séries éliminatoires, ils sont, la plupart du temps, considérés comme les négligés.

Une disette de 108 ans

De leur côté, les Cubs, gérés par Joe Maddon, ont eu la chance de miser sur leurs joueurs étoiles pour la majorité de la saison, et ces derniers ont répondu à l’appel en étant pas moins de six à se tailler une place sur la formation partante du match des étoiles. Chicago a un club complet dans toutes les facettes du jeu, mais sa force principale est selon moi la profondeur de son alignement de frappeurs. Mené par le duo Bryant-Rizzo, le club chéri de l’Illinois compte sur neuf frappeurs qui peuvent faire le travail soir après soir. Ils sont tellement bons que Maddon se permet même de ne pas toujours faire jouer son joueur de champ droit Jason Heyward, qui gagne la coquette somme de quinze millions de dollars par an. De plus, il ne faudrait pas passer sous le silence la venue du lanceur cubain Aroldis Chapman, qui semble pratiquement intouchable en situation de sauvetage avec des balles fréquemment au-dessus de 100 mph.

La prédiction du Collectif : Cubs en six matchs


Crédit photo © RDS.ca

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