Par Josiane Demers

Comme plusieurs autres événements, le Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS) a dû prendre un virage numérique pour l’édition 2020. Au début du mois de juillet, l’organisation présentait une programmation à son image, soit diversifiée et originale. Du 12 au 16 août prochain, le public aura droit à une trentaine de prestations musicales en plus d’avoir accès à des ateliers de danse et de cuisine, le tout gratuitement. Le 7e art s’invitera également au « village du monde virtuel ».

L’importance d’offrir une 23e cuvée

L’urgence sanitaire actuelle a certainement créé un moment d’incertitude pour l’organisation, mais cette dernière en est venue à la conclusion qu’elle se devait d’offrir une édition, peu importe sa forme, à son public. La directrice générale Malika Bajjaje explique que « comme l’événement se prépare sur une année, […] la programmation était presque déjà complétée et nous nous sentons redevables à nos festivaliers et à nos artistes ». Elle a également souligné l’importance de garder un lien avec la communauté. « L’équipe a travaillé très fort pour que le festival garde son identité et son âme », confirme-t-elle. Heureusement, les grands partenaires et les trois paliers gouvernementaux ont tous appuyé l’idée en soulignant l’audace des organisateurs. 

Une programmation pour tous

Une visite du site web représente bien tout le travail derrière sa conception, car il est facile d’y naviguer étant donné sa clarté. Les gens y retrouveront leurs pavillons thématiques favoris comme le pub irlandais, le Shack d’Amérique et les portes de l’Asie. 

Pour madame Bajjaje, il était primordial que les gens se reconnaissent dans le festival. « Nous avons fait appel aux coups de cœur des dernières éditions […]. On est allés chercher des valeurs sûres ». Les artistes n’ont pas été difficiles à convaincre, car ils connaissent l’ambiance de l’événement et la chaleur du public sherbrookois. Les gens retrouveront entre autres Boògat et sa musique latine, le son rock celtique d’American Rogues et les tambours de Nagata Shachu Japanese Taiko and Music Group. 

Le FTMS accorde une place importante à la danse. Les visiteurs virtuels pourront entre autres suivre un atelier de gumboots avec le groupe Jeunes musiciens du monde ou encore s’initier au rockabilly jive avec Swing Sherbrooke. Le Stepcrew, un groupe « chou-chou » de l’événement, présentera une combinaison de danse et de musique celtique. 

L’équipe s’est fait un devoir de ne pas oublier les tout-petits en prévoyant quelques spectacles pour eux tels que Kattam et ses tam-tams. La Directrice générale souligne « que c’est une bonne occasion pour les parents de connecter avec leurs enfants ». 

Cuisine et cinéma

Chaque année, plusieurs festivaliers se rendent sur place presque exclusivement pour la nourriture. On y offre une variété impressionnante et cela permet aux gens de découvrir des saveurs du monde. Afin de conserver l’aspect culinaire, le FTMS offrira un atelier de cuisine italienne en partenariat avec le Pizzicato, un atelier de cuisine mexicaine offert par Guacamole y Tequila et une démonstration de scotch et whisky. 

Pour la première fois depuis 2011, le volet documentaire s’ajoute au programme. Le film Zagros de Shahab Mihandoust et d’Ariane Lorrain transportera les spectateurs dans « la création artisanale de tapis à travers les montagnes Zagros d’Iran de l’ouest ».

C’est avec fierté et enthousiasme que madame Malika Bajjaje vante l’éventail d’activités qui se retrouveront sur le site web du FTMS. Elle rappelle que « la mission du festival est l’harmonisation des arts. La gastronomie, la danse, la musique et le cinéma sont tous des éléments pertinents, car ils sont à la fois artistiques et culturels ».

Archives

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *