Une excursion dans la tête d’Yves P. Pelletier

Par Béatrice Palin

Des flashbacks de toi te bidonnant devant Rock et Belles Oreilles remontent souvent à la surface dans ton esprit? En espérant que tu n’aies pas manqué Yves Pelletier le 7 février 2019, à la salle Maurice O'Bready puisque it was a date! Heureusement, Le Collectif y a assisté pour te mettre à l’affût de ce que tu as peut-être manqué!

Qui suis-je?

Il introduit le spectacle avec une simple question que tout le monde lui pose depuis des mois : de quoi tu vas parler? Comment passer du format sketch et personnage entouré de ses quatre compatriotes de RBO à du stand-up, seul sur scène? Yves y est allé d’un juste milieu, alternant ses classiques personnages et des anecdotes de voyage, toujours teintées de l’absurde caractéristique d’Yves P. Pelletier. Les vieux fans ont pu être émerveillés de revoir certains des personnages qui ont bercé leur enfance et les nouveaux venus ont sûrement été agréablement surpris d’apprendre à connaître l’homme derrière ces créatures.

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De Stromgol l’extra-terrestre en entrevue, à Denis Lévesque, à Monsieur Caron, en passant par Capharnaüm, Yves nous a sorti de son coffre plusieurs de ses plus grands succès. Même si les costumes étaient les mêmes (littéralement), l’humour, lui, s’est revêtu d’actualité sans perdre de son mordant. Il a su garder l’aspect parodique et à la limite du mauvais goût qui caractérisait RBO, en y ajoutant sa touche personnelle. Du petit Jérémy au port du voile, il apporte des sujets très sensibles et en rit sans peur. Le public a pu se sentir projeté à une époque précédant les Justice Warriors, où on pouvait encore rire de tout. Il enrobe le tout d’un message de tolérance et de vivre et laisser vivre.

On va faire le tour du monde en 90 minutes et 20 secondes

Entre ses personnages déjantés, Yves P. Pelletier nous offre quelques tranches de vie, chose totalement nouvelle pour lui. Grand voyageur, il y va de quelques péripéties de voyages.  Même sans costume, il est un personnage en soi. Grand enfant (ce qu’il n’a pas toujours été), il nous relate ses réalisations de vie avec une énergie contagieuse. Le décor magnifique, inspiré de son sous-sol de « ramasseux », apporte une touche de nostalgie à ses récits.

(Pouce glissant sur la gorge de gauche à droite) En conclusion

Quoi de mieux pour terminer une si belle soirée que : le curée des sourds. Un joyeux bulletin de nouvelles à l’humour toujours aussi abrasif nous informe sur quelques faits divers des États-Unis, du Canada, du Québec, sans oublier notre chère Sherbrooke. Que vous connaissiez déjà son répertoire ou que vous vouliez simplement rire un bon coup, ce spectacle en vaut la peine. Si vous l’avez manqué, vous pouvez toujours le rattraper au Palace de Granby le 22 mars prochain.


Crédit Photo @ MatTv.ca

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