Une famille zéro déchet... ou presque

Par Pascale Chagnon et Katherine Simoneau

Depuis environ quatre ans, le mouvement Zéro Déchet prend de l’ampleur dans la province et donc, inévitablement, à Sherbrooke. Constatant l'urgence climatique qui se présente ainsi que l'épuisement de certaines ressources naturelles, plusieurs Québécoises et Québécoises se mettent au défi de refuser, de réduire, de réutiliser, de recycler et de composter au lieu de jeter. C'est le cas d'une jeune famille sherbrookoise que Le Collectif a eu l'opportunité de rencontrer.

La famille de Cynthia, composée d’elle-même, de son conjoint et de leur petite fille, s’identifie au mouvement Zéro Déchet.  Sans avoir éliminé complètement les déchets de leur quotidien, la famille fait des efforts remarquables en ce sens.

Pour certaines personnes, la prise de conscience se fait lorsqu’ils se retrouvent à devoir transporter tous leurs déchets à la poubelle, ou lors de l’achat d’une nouvelle maison. Pour Cynthia qui avait déjà une conscience environnementale forte, ce fut lors de l’arrivée de sa fille qu’elle a senti l’obligation d’agir. Voulant laisser un monde meilleur pour les générations futures, les parents se sont mobilisés afin de changer ses habitudes de consommation grâce à une multitude de petits gestes.

Leurs légumes proviennent des paniers hebdomadaires que leur transmet une ferme biologique locale. Les aliments secs sont achetés dans des magasins d’alimentation en vrac. Le couple se tourne également vers les ressources disponibles sur leur vaste terrain. La famille possède un potager qui, durant l’été, leur permettra bientôt de produire une bonne partie de leurs légumes. Le couple produit également son propre sirop d’érable, directement sur leur propriété, en quantité suffisante pour une année complète.

Les produits ménagers sont également pris en vrac, dans des boutiques de vrac comme l'écolo boutique. Cela leur permet de réduire considérablement le nombre de contenants et d'emballages utilisés. La famille a même décidé d’aller plus loin en faisant le choix de se procurer des couches lavables pour leur fille et des serviettes hygiéniques en tissu pour madame.

Lorsque le couple ne trouve pas d'alternatives zéro déchet qui lui convient pour certains produits, celui-ci se tourne alors vers la réutilisation et le recyclage. Par exemple, les sacs de lait sont lavés et réutilisés comme sac à sandwich ou à collation, et les sacs de pain sont utiles à la garderie pour les vêtements souillés. À la maison, tout est minutieusement trié afin de réutiliser et recycler au maximum. Les bouchons de liège sont rapportés en magasin. Les élastiques et les attaches sont conservés pour usage futur. Les pots en verres sont utilisés pour les achats en vrac.

Lorsqu'un besoin pour un objet se présente, le couple se tourne la plupart du temps vers le marché de seconde main. Tous ces efforts fonctionnent, car il leur faut entre trois et quatre mois pour remplir le bac destiné aux déchets ultimes.

À Sherbrooke les ressources pour vivre un mode de vie zéro déchet sont nombreuses:

-Le Silo

-Bulk Barn

-L’écolo-boutique

-La coopérative Nourrir

-Le marché de la gare

-Les paniers de légumes biologiques et locaux

-Plusieurs épiceries proposant maintenant une section vrac

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