Une fin de saison froide et amère

Le 8 novembre dernier avait lieu, au Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM), la demi-finale du football universitaire québécois opposant les Carabins de l’Université de Montréal au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke – #sherbylove. Malheureusement pour nos favoris, ce match allait marquer la fin d’une saison qu’ils avaient réussi à relancer après une première moitié relativement timide.

Par Dave-Enrick Proulx

Effectivement, les représentants de Sherbrooke n’avaient gagné, au départ, que deux de leurs cinq premières rencontres. Toutefois, ils sont parvenus à remporter leurs trois derniers matchs et, par le fait même, à se qualifier pour la demi-finale de la Coupe Dunsmore. De plus, lors de la dernière partie de la saison régulière, le 1er novembre, la troupe de David Lessard a réussi à mettre la main sur la Coupe du maire en l’emportant 35-14 contre les Gaiters de l’Université Bishop’s.

Ainsi, c’est après ces beaux accomplissements que le Vert & Or est débarqué au CEPSUM pour tenter de venger une partie âprement disputée qui s’était soldée par une défaite de 22-16, survenue plus tôt durant la saison régulière aux mains de ces mêmes Carabins.

Lors de cette rencontre du 4 octobre, l’équipe de Sherbrooke s’était bien débrouillée dans l’ensemble, amassant 166 verges par la course et 304 verges par la voie des airs (au net), tout en parvenant à recouvrer un ballon perdu. Plus spécifiquement, quelques joueurs s’étaient illustrés, notamment Alexandre Aubé (3 courses pour 63 verges et 1 touché), David Dumas-Goulet (8 courses pour 56 verges), Jérémie Roch (22/35 passes complétées pour 304 verges et 1 passe de touché), Guillaume Paquet (6 réceptions pour 99 verges) et Dempsey Jutras (6,5 plaqués).

De son côté, l’équipe locale avait compilé un total de 152 verges par la course et de 355 verges par la passe (au net), en plus d’inscrire une interception sur la feuille des statistiques. En plus de cela, les locaux étaient parvenus à réussir quatre sacs du quart. Individuellement, certains ont très bien fait et pour ne nommer que ceux-là, on compte Mikhaïl Davidson (4 réceptions pour 138 verges et 1 touché, ainsi que 2 courses pour 21 verges), Gabriel Cousineau (22/33 passes complétées pour 343 verges et 2 passes de touchés), Régis Cibasu (7 réceptions pour 97 verges et 1 touché), Byron Archambault (8 plaqués et 2 sacs du quart) et Alex Cromer-Émond (8 plaqués et 2 sacs du quart).

Toutefois, ce fut bien différent le 8 novembre dernier, par une froide journée d’automne et devant une foule partisane très hostile. Les visiteurs n’ont amassé que 62 verges par la course et 323 par voies aériennes (au net). Néanmoins, ils ont dominé au chapitre des sacs du quart, réussissant à en enregistrer quatre. Du côté des statistiques individuelles, Guillaume Paquet (6 réceptions pour 104 verges), Sébastien Blanchard (6 réceptions pour 89 verges et 1 touché) et Dempsey Jutras (6 plaqués) sont ressortis de la masse.

Pour leur part, les locaux ont réussi à cumuler un impressionnant total de 255 verges par la course, ainsi que 269 verges par la passe (au net). De plus, la défense a tout simplement ruiné les chances de Sherbrooke de convertir ses poussées offensives en touchés en lui soutirant des ballons perdus à deux reprises et en interceptant une passe. Plus particulièrement, Sean Thomas-Erlington (10 courses pour 134 verges et 1 touché), Mikhaïl Davidson (3 courses pour 31 verges et 4 réceptions pour 60 verges), Gabriel Cousineau (25/33 passes complétées pour 269 verges et 2 passes de touchés), Régis Cibasu (14 réceptions pour 146 verges et 1 touché) et Maïko Zepeda (4 plaqués, 1 échappé forcée et 1 interception) se sont illustrés.

C’est de cette façon qu’un match aux allures le moindrement corsées – 15-10 en faveur de Montréal au début du 3e quart – s’est terminé par une douche froide et une défaite amère d’une marque de 40-13. Néanmoins, il y a de quoi être fier de ce que l’équipe a accompli cette année, comme mentionné précédemment, après un début de saison plutôt chancelant.

Pour conclure, d’ici le début de la prochaine saison, on souhaite à l’équipe un repos bien mérité, un bon camp d’entraînement et la meilleure des chances pour l’an prochain.

« You know you can’t stop the Sherbrooke machine! »

Partager cette publication