Une matinée à la COOP pour la Journée mondiale du Livre

Culture_Benjamin Le Bonniec_27 a vril 2015_Journée du livre

Entrevue avec David Lessard-Gagnon, libraire à la Coopérative de l’Université, à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui avait lieu jeudi dernier. 

Par Benjamin Le Bonniec

Vous l’avez peut-être déjà croisé au détour d’un rayon dans le coin librairie de la COOP, David Lessard-Gagnon se distingue par sa disponibilité pour conseiller les étudiants sur leurs achats de livre et son enthousiaste à l’égard de ce support qu’il considère comme un « objet important et d’une souplesse folle ».

Afin de promouvoir la lecture, l’industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d’auteur, l’UNESCO organisait pour la vingtième année consécutive la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Symbolique, cette journée était avant tout l’occasion de « célébrer le livre, car c’est un médium qui fait le bonheur de plein de gens et qui en rassemble d’autres ». Dans cette circonstance particulière, la Coopérative de l’UdeS organisait, en partenariat avec CFAK, une émission de radio diffusée en direct au milieu des livres. Près de 500 activités du même genre avaient lieu sur le territoire de la province, dont 300 étaient reconnues officiellement par le Ministère de la culture et des communications. Au micro se trouvait, outre le libraire, les auteur(e)s et professeur(e)s André Marquis (La surface agitée des eaux aux Éditions Tryptique) et Isabelle Boisclair (Mines de rien - Chroniques insolentes aux éditions du remue-ménage), ainsi que l’étudiant en littérature et auteur Anthony Lacroix (Les heures percées paru dans sa propre maison d’édition Fond’tonne). C’était ainsi l’occasion « de faire rassembler les gens du domaine du livre, de mettre en contact les lecteurs avec ces acteurs ». Outre sa participation à l’émission, une attention particulière du libraire passionné est portée à l’organisation du magasin et à la présentation des livres, un recueil de nouvelles était même offert contre tout achat de livres. Mais cet engagement se fait dans la continuité. C’est « une journée qui nous tient à coeur bien que le véritable impact soit limité », une promesse allant au-delà de l’évènement.

En 2015, l’industrie du livre va relativement mal selon David, mais « c’est une tendance occidentale » et bien que le constat soit peu reluisant, « en parler ce n’est pas anodin, le livre doit se battre dans l’arène du marché de la culture ». Pourtant, aujourd’hui, le livre garde une place prépondérante dans l’esprit des gens, même les étudiants. En effet, malgré la pile de livres de nature pédagogique qu’ils ont à se procurer à chaque début de session, « ils continuent d’en acheter ; une consommation anémique, mais surprenante ». La question du droit d’auteur est aussi posée à l’échelle universitaire : un droit qui n’est pas forcément respecté ni par les professeurs ni par les étudiants. « Il faut qu’il y ait une reconnaissance, un consentement dans l’intérêt des auteurs au sujet de la mise en disponibilité gratuitement des oeuvres ». Il est en effet important pour l’enseignement que cette gratuité soit effective « sans pour autant que ça n’influe négativement sur le créateur de l’oeuvre ».

Alors, vous aussi, chers étudiants, profitez des beaux jours qui s’en viennent pour vous adonnez au plaisir illimité de la lecture.

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