Par Sarah Gendreau Simoneau 

Un projet de recherche mis sur pied par des gens de différents horizons de l’Université de Sherbrooke a permis de faire un sondage auprès de la population canadienne sur l’envie ou pas de recevoir le vaccin contre la COVID-19. Les résultats sont quelque peu inquiétants, selon les scientifiques.  

Ce projet consiste à recueillir des informations pour faire une analyse comparative internationale de l’influence des stratégies de communication et des discours dans les médias sur la réponse psychologique et comportementale des gens face à la COVID-19. En résumé, il s’agit de voir comment les gens dans des pays différents perçoivent et interprètent les messages de la santé publique et ceux des médias. Ensuite seront évalués les effets psychosociaux de la pandémie sur les populations. 

Des résultats qui inquiètent 

Le sondage en question a été effectué en novembre dernier auprès de 9000 personnes, dont 2000 issues de la population canadienne. Il dévoile que seulement 59% des Canadiennes et Canadiens seraient en faveur de recevoir le vaccin contre la COVID-19, alors qu’en juin, c’était 68,3% des gens qui se disaient prêts à se le faire administrer. C’est donc une baisse de 9,3%.  

Le nombre d’indécis est passé de 17,9% en juin à 26,4% en novembre. C’est donc dans la branche des indécis que tout bouge. Sachant qu’on doit atteindre un seuil de 70% de la population vaccinée pour arriver à l’immunité collective d’après les scientifiques, ces derniers s’inquiètent.   

Selon Marie-Ève Carignan, spécialiste de la communication de crise et professeure œuvrant au sein de ce projet de recherche, l’augmentation du nombre d’indécis face au vaccin «est une tendance qu’on remarque dans les huit pays qui participent à la recherche».  

Elle mentionne qu’il serait important de mettre sur pied un plan d’action «pour renverser cette tendance et combattre la peur et la désinformation associées au vaccin contre la COVID-19». Plusieurs s’inquiètent de la constitution des vaccins et des effets secondaires. Des exigences précises menées en laboratoire par des chercheurs et des scientifiques sont de mise pour qu’un vaccin soit valide et sécuritaire énonce l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  

Évolution actuelle des vaccins 

La campagne de vaccination, ayant débuté en décembre au Québec, va bon train et plusieurs tranches de la population sont appelées à aller se faire donner la première dose déjà. En date du 10mars 2021, trois vaccins sont approuvés par la santé publique au Canada soit Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca 

La première phase englobait notamment le personnel de la santé ainsi que les résidents des CHSLD. Partout au Québec, ce sont maintenant les personnes de 70ans et plus qui peuvent prendre rendez-vous pour leur première dose du vaccin 

Il est tout de même obligatoire de continuer de se protéger et de suivre les mesures sanitaires en cours même si la vaccination est entamée pour le bon déroulement du processus et un retour à une vie un peu plus normale!


Crédit photo @ Joel Saget, AFP

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