Végétarisme et performance sportive : une bonne combinaison?

Par Geneviève Groleau

Charles Harvey, étudiant au baccalauréat en communication marketing à l’Université de Sherbrooke, s’entraîne six à sept fois par semaine avec l’équipe de natation du Vert & Or. Ce qui le différencie des autres athlètes? Depuis maintenant un an, il a décidé de changer complètement ses habitudes alimentaires en devenant végétarien. Voici un aperçu de son nouveau mode de vie et quelques conseils pour ceux qui souhaiteraient relever un défi semblable.

Avantages et inconvénients du régime

Comme plusieurs autres adeptes à travers le monde, Charles Harvey ne consomme plus de viande, de poisson et de fruits de mer. Ce type d’alimentation présente plusieurs avantages pour les sportifs de haut niveau, car les végétaux fournissent des vitamines et minéraux, des antioxydants, des fibres et peu de gras saturés, qui peuvent être néfastes pour la santé cardio-vasculaire. Cependant, les végétariens doivent porter une attention particulière aux protéines et au fer pour ne pas en manquer. En effet, le fer joue un rôle très important dans la performance des athlètes, puisqu’il contribue grandement à l’apport en oxygène des muscles. S’il est consommé en quantité insuffisante, il n’est pas rare de voir des sportifs souffrir d’anémie ou de fatigue.

Une alimentation qui aide à une meilleure protection de l’environnement

Depuis qu’il est végétarien, le jeune homme a remarqué une nette amélioration de ses performances sportives. Selon lui, il n’est pas nécessaire d’aller chercher des suppléments de protéines dans les fameux shakes, qui sont habituellement proposés dans les salles d’entraînement. Les spécialistes de la santé recommandent de manger plus de légumineuses, de noix, d’œufs et de tofu, qui sont d’excellentes sources de protéines végétales. Son déménagement en appartement l’a beaucoup aidé à changer son alimentation et à prendre conscience des impacts environnementaux de la consommation excessive de viande. En effet, le processus de production de viande contribue à l’émission de gaz à effet de serre, donc l’empreinte carbone d’un régime végétarien est considérée comme plus faible qu’un régime avec de la viande.

Briser les stéréotypes

Il ne faut surtout pas se fier aux stéréotypes habituels qui visent les végétariens : teint pâle, maigre et aucune énergie. Au contraire, prenez l’exemple de l’ancien joueur de hockey professionnel, Georges Laraque, qui est végétalien depuis 2009. Ce dernier est un athlète en pleine santé, qui est très actif au sein de la communauté sportive. Il a même décidé d’investir dans les restaurants Crudessence, situés dans la grande région de Montréal. Ceux-ci proposent des plats végétaliens 100 % biologiques et un service de traiteur personnalisé.

Pour terminer, si un tel régime alimentaire vous intéresse, il est recommandé de bien vous préparer et choisir correctement vos aliments afin de vous assurer que vos besoins en nutriments soient comblés. De plus, il est possible de rencontrer une nutritionniste directement au Centre sportif de l'Université de Sherbrooke pour avoir les meilleurs conseils avant de vous lancer dans cette nouvelle aventure.


Crédit photo © Christiane Bailey

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