La vie après Pokémon GO

Crédit photo © WapRox

Par Charles Dubé

Depuis la sortie du jeu tant attendu de Niantic Labs, les fans de Pokémon de la planète découvrent des cadavres, se font frapper par des voitures ou se font attaquer dans des coins sombres en essayant d’attraper les petits monstres virtuels les plus rares. S’il comporte effectivement son lot de dangers, ce nouveau phénomène apporte également une nouvelle façon de voir le monde. De mon côté, il a carrément changé ma vie.

Moi, mes souliers

Durant les trois premiers jours de mon aventure Pokémon, j’ai marché plus de trente kilomètres, amassant pokéballs, pokémons de tous les types et… ampoules aux pieds. Après plusieurs mois de quasi-sédentarité, il fallait évidemment qu’une application soit lancée pour que je mette les pieds dehors. J’ai donc découvert des recoins de Sherbrooke qui m’étaient encore inconnus, je me suis même demandé à quelques reprises : « J’ai tu le droit d’être icitte, moé là? » Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour un Abra ou un Growlithe, n’est-ce pas? Justement, parlant de Growlithe, le premier que j’ai attrapé m’a littéralement fait sortir de mon lit. Voyant qu’il n’était qu’à « deux pas » en me réveillant, je me suis levé, habillé et je suis sorti dehors pour l’ajouter à mon Pokédex. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’il était déjà trop tard pour me sauver. La « Pokémon trainer life » m’avait choisi.

Moi, mon 3G

Ouf. Mon forfait n’était clairement pas prêt. En plus d’être très énergivore, Pokémon GO a dévoré toutes mes données à une vitesse sans précédent. Je me suis donc vite retrouvé (je ne suis pas fier de l’avouer) à errer sur le campus de l’Université, uniquement pour profiter du bon vieil « Aerius sécurisé » dans le but d’attraper mes énièmes Pidgeys et Weedles. Je suis même allé étudier à la Faculté de génie, pour bénéficier des leurres gentiment placés par ces sympathiques ingénieurs!

Moi, mes Poké

Je n’ai peut-être que 66 Pokémons dans mon Pokédex pour l’instant, mais je sais que ma quête est loin d’être finie. Je ne serai jamais le very best, like no one ever was, mais je compte bien collectionner ces petites bêtes encore longtemps. Un jour, la tendance va s’essouffler, mais d’ici là, j’espère que j’aurai attrapé au moins un Pikachu. Et en attendant, je continuerai de crier « TEAM MYSTIC! » aux gens que je croise dans la rue, le regard rivé vers leur écran d’iPhone.


 

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