Vivre pour découvrir

Par Lanie Dufour

On peut rester dans notre confort et s’entourer de choses connues pour ainsi nous rassurer, mais on peut aussi décider d’oser et se laisser la chance d’être surpris. Rares sont les gens qui seront déçus. Chacun devrait tenter l’expérience, c’est donc ce que j’ai fait samedi soir dernier en assistant à un spectacle de Avec pas d’casque au Boquébière.

La proposition d’aller passer une soirée loin de mes mille et un devoirs est toujours intéressante, donc j’ai accepté d’aller voir le spectacle d’un groupe qui m’était complètement inconnu. Sans aucune attente, je m’y suis rendue et c’est là que j’ai compris qu’expérimenter nous permet de nous découvrir dans ce monde qui parfois nous étouffe avec les réseaux sociaux.

Ce groupe folk montréalais est la parfaite définition de talent, non seulement parce que les membres sont excellents, mais parce qu’ils font de la musique pour les bonnes raisons, on le ressent. Sans artifices, le groupe a livré une performance plus qu’artistique. Sur la scène, ils étaient cinq, et chacun jouait d’un instrument. On pouvait donc mieux ressentir la proximité avec eux étant dans un endroit plus restreint et considérant qu’il y avait beaucoup de gens rassemblés.

On pouvait retrouver sur la scène Stéphane Lafleur au chant, Joël Vaudreuil à la batterie, Nicolas Moussette à la basse et à la guitare Lap Steel, Mathieu Charbonneau au clavier et baryton, et comme invité spécial, Simon Trottier à la basse et à la guitare électrique. Chacun maîtrisait parfaitement ses instruments, bien que pour la plupart, la musique soit un passe-temps et qu’ils ne le pratique pas à temps plein. C’est ce qui est encore plus beau… les musiciens sont là parce qu’ils aiment ça.

Le lieu était intime, ce qui permettait aux artistes d’avoir un lien avec le public. Ce dernier écoutait sans un bruit et appréciait ce qu’il entendait. Avec l’attention des gens silencieux, le groupe a aussi interagi avec les personnes présentes. Les membres ont parlé, mais ils ont aussi permis à l’auditoire de participer en faisant la mélodie de fond avec ses simples voix. Ce moment fut probablement celui où la musicalité a permis à tout le monde de ne faire qu’un avec celle-ci, tous sur la même note.

Durant l’entracte, j’ai pu discuter avec le chanteur, Stéphane Lafleur. Celui-ci m’a confié préférer le genre de salle comme celle du Boquébière. Probablement que cela permet au groupe de se rapprocher de ses fans. Chose qui a paru être très appréciée, car on pouvait remarquer que le public connaissait ceux qu’ils venaient voir jouer.

De plus, un gros de coup cœur pour la qualité de l’instrumental qui était juste magnifique. On n’avait qu’à apprécier les sons qui se rendaient à nos oreilles et qui nous ont laissés sans mots. C’est ainsi que mon expérience se termine sans aucun regret et me laisse comblée par la culture québécoise. J’encourage donc quiconque qui souhaite s’ouvrir un peu sur la société, au risque d’y être agréablement surpris.

Pour en savoir plus sur le groupe et connaître ses prochaines dates de spectacles, il est possible de suivre sa page Facebook ou de se rendre sur son site Internet.

À noter que son dernier album Effets spéciaux est d’ailleurs disponible sur son site Web ainsi que beaucoup d’autres articles promotionnels sur sa boutique en ligne.


Crédit photo © CBCMusic

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