Voyager pour étudier — Étudier pour voyager

Par Marina Riendeau

Les voyages — je n’apprends rien à personne — façonnent la vie de plusieurs milléniaux. Conjuguer études et voyage, c’est le rêve. Du moins, c’est le mien! Une chose était certaine en amorçant mon baccalauréat en communication, rédaction et multimédia : j’allais profiter des chances qui allaient se présenter pour voyager le plus possible pendant mon parcours universitaire. Après un stage en France et deux voyages humanitaires au Mexique et en République dominicaine lors des deux dernières années, me voici aux États-Unis, à Western Oregon University, pour ma dernière session d’études au premier cycle.

Les voyages sont pour certaines personnes une excellente motivation aux études. En ce qui me concerne, chaque voyage à venir me motivait à continuer, session après session. Western Oregon University représente un endroit idéal pour les étudiants internationaux. Plusieurs activités sont organisées dès les premières semaines afin de permettre aux nouveaux étudiants d’apprendre à se connaitre et de visiter le campus et les environs. Située à Monmouth près de la côte ouest, l’Université est petite, mais vivante. Pas une journée n’a passé sans que je me sente bien entourée.

La force des langues

En janvier, j’amorcerai une maitrise en langue française, socioculture et variation linguistique. Ma passion pour la linguistique ne date pas d’hier et elle ne fait que s’amplifier lors de mes différents voyages. Ce qui me plait le plus de mon échange, c’est de rencontrer toutes ces personnes qui viennent de partout et de me rendre compte de la force du langage. Mon cercle d’amis est composé majoritairement d’étudiants internationaux, qui ont comme moi l’anglais comme langue seconde. Ensemble, nous représentons le monde entier ou presque, nous couvrons une multitude de langues et de variations linguistiques et malgré tout, l’anglais, dans ce cas-ci, nous rassemble et fait en sorte que nous arrivons à nous comprendre, à en apprendre davantage sur chacun et nous permet d’enseigner quelques mots de notre langue respective aux autres. Le multilinguisme me fascine réellement.

La beauté des paysages

Parlant de fascination, l’Oregon est un État magnifique. Les échanges étudiants permettent de découvrir de nouveaux horizons et je suis plutôt heureuse d’avoir choisi la côte ouest comme destination. L’automne et ses couleurs sont à couper le souffle, sans parler des paysages montagneux et océaniques à faire rêver. Si cet État s’ajoute à votre parcours un jour ou l’autre, je vous suggère fortement le Silver Falls State Park, qui est mon coup de cœur avec ses nombreuses chutes d’eau. J’aurai également eu la chance de visiter plusieurs villes de l’Oregon, en plus de Seattle à Washington, de Vancouver au Canada et d’une bonne partie de la Californie.

Les cours

Et les cours aux États-Unis, c’est compliqué? Pas vraiment, non! Cette session-ci est la dernière de mon bac et les quatre cours que j’ai choisis font partie des plus intéressants de mon parcours. Certains sujets qui ne sont pas disponibles à l’UdeS en communication le sont aux États-Unis, et j’en ai profité pour me lancer dans des sujets qui m’intriguaient. J’ai donc des cours sur les genres (Gender and Communication), sur la communication familiale (Family Communication), sur la linguistique anthropologique (Language and Culture) ainsi qu’un cours sur la linguistique anglophone. En plus de parfaire mon anglais un peu plus chaque jour, je me plais à m’ouvrir les yeux et l’esprit sur des enjeux sociétaux qui méritent qu’on s’y arrête.

En fait, pour moi, le but principal des études universitaires est de devenir une meilleure personne, un meilleur humain pour la société et d’être en mesure de changer le monde par nos idées, nos arguments et nos convictions. Je suis donc heureuse de terminer mon bac avec des cours qui me permettront assurément d’y parvenir.


Crédit photo © Marina Riendeau

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