Zap 21 : la revue du 21e siècle - « Le rire c’est une belle façon de montrer les dents. »

Par Lydia Santos

Les Zapartistes combinent enjeux sociaux, environnementaux et politiques conjointement à l’humour. Leur nouvelle revue de l’actualité Zap 21 fait un retour sur le 21e siècle. Loin d’être cyniques, ils dressent une satire accessible à tous.

Les Zapartistes

Christian  : « Ç’a commencé en 2001. C’est pour ça, d’ailleurs qu’on fait un spectacle qui s’appelle Zap 21, parce qu’on veut faire une revue du 21e siècle. C’est un groupe qui s’est ramassé à l’Aparté, café-théâtre sur Saint-Denis en face de l’École nationale de théâtre. Au départ, on voulait vraiment mettre de l’humour dans le militantisme plus que du militantisme dans l’humour. On s’est dit que le rire, c’est une belle arme, c’est une belle façon de déboulonner les politiciens. Il y a quelque chose de cathartique qui fait autant du bien aux gens qu’à nous autres. »

Nadine : « On voulait faire de la politique parce qu’il n’y en avait plus nulle part, tout était tourné sur le jeu. On s’est mis à écrire de courtes pièces et il y avait des débats après dans la salle. Il y a eu des élections fédérales à l’automne 2000 et on a dit “on va faire un spectacle Improvisons des élections”. En septembre 2001, ç’a été le vrai premier cabaret des Zapartistes avec les sept membres fondateurs. On est maintenant cinq. »

Jean-François : « On est super pragmatiques, on condamne ce qui est pour nous un non-sens, comme la croissance infinie. C’est pendant que ça ne va pas si mal qu’il faut fesser sur les dossiers. Il faut se rappeler que c’est à ça qu’elle sert, la revue du 21e, c’est que ce sont des années sombres malgré les petites victoires. Comme là, on a Justin [Trudeau] et on se dit “ah fiou!”… Non, non, on est en train de se contenter. C’est facile de briller après [Stephen] Harper. On aurait pu mettre un toaster pis on aurait tripé dessus. »

Zap 21... À quoi s’attendre?

Nadine : « On essaie de décortiquer les nouvelles tendances comme “comment que ça se fait qu’on n’est pas capable de se débarrasser des libéraux?”, “comment que ça se fait qu’on ne croit plus au PQ (Parti Québécois)?”, “comment que ça se fait qu’on a Justin [Trudeau] comme premier ministre pis qu’on est ben contents?” Mais il y a aussi eu des bons coups dans les quinze dernières années. »

Christian : « On est dans une époque où il y a eu un abandon de certaines grandes utopies, il y a eu des déceptions, mais on évolue. Me revient en tête la parole de [Pierre] Falardeau, qui nous a quittés pendant ces quinze dernières années. Il disait “les bœufs sont lents, mais la terre est patiente”. »

Les jeunes adultes

Nadine : « C’est notre public naturel, parce que contrairement à d’autres, on ne les prend pas pour des tatas. Il faut parler d’indépendance comme un projet d’avenir et pas comme un projet raté du passé et je trouve que les jeunes ne sont pas cyniques, ils ne sont pas désabusés, c’est ce qui nous donne notre oxygène. Ça nous fait du bien d’être en contact avec la nouvelle génération. »

Jean-François : « On pense aussi que les jeunes nous aiment parce qu’on est un peu comme eux… C’est sûr que nous, on pense qu’on est encore jeunes, comme n’importe quel mononcle de n’importe quelle génération, mais on est baveux pis on est romantiques aussi. »

Billets en vente dès maintenant sur leszapartistes.com pour les 4 et 5 novembre 2016 au Vieux Clocher de Magog et pour le 16 décembre 2016 au Théâtre de la Ville à Longueuil (autres dates offertes).


Crédit photo © Club Soda

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