Par Virginie Paul

Alors que l’arrivée de l’automne est pour plusieurs synonyme de la saison des pumpkin spice latte, elle est pour d’autres un synonyme de la saison des marchés publics. L’automne, c’est les récoltes, mais pas n’importe lesquelles : celles d’ici.

Bon, les marchés publics ne sont peut-être pas les plus proches de votre appartement du quartier universitaire, on vous l’accorde. C’est justement pour ça que l’UdeS amène le marché sur ses campus, pour sa communauté, pour vous. Chaque mercredi, depuis le 8 septembre, un marché public prend vie au campus principal et au campus de la santé.

Acheter c’est voter

Aller au marché, c’est encourager le local. Si jamais vous vous cherchiez une bonne action à faire pour l’environnement, en voici une : acheter au marché au lieu de l’épicerie. En faisant vos courses au marché public de l’UdeS, vous encouragez environ une vingtaine d’exposants et d’exposantes qui vous proposent leurs produits issus de chaines courtes d’alimentation, de commerce équitable ou encore de l’agriculture biologique.

Non seulement acheter au marché permet de réduire la chaine, mais aussi de privilégier le zéro déchet. L’absence de logos et de marketing agressif permet de mieux découvrir la poésie des aliments d’ici. Aller au marché, c’est poser un acte décroissant.

Vivement le locavorisme

Aller au marché est une pratique qui s’inscrit dans le slow-living. Prendre l’air entre deux cours, profiter du soleil, traverser le campus à pied ou à vélo pour se rendre au marché public de l’UdeS, acheter des produits d’ici qui ont été amoureusement récoltés ou préparés pour vous, revenir chez soi et cuisiner avec ses victuailles. C’est actif et ça fait du bien, aller au marché.

Alors que les contacts humains ont été rares depuis quelque temps, disons que ça se prend bien, une petite jasette avec les agriculteurs et les agricultrices en cette période, espérons-le, post-pandémique. Dialoguer avec les personnes maraichères, prendre des nouvelles des champs à grands coups de « pis, comment vont les récoltes ? », poser des questions du genre « est-ce que la partie verte de vos poireaux est comestible ? » et augmenter ses connaissances culinaires. Aller au marché, c’est quand même plus cool qu’aller à l’épicerie et googler « cuisiner topinambour », non ? La bouffe goûte plus vraie et étrangement meilleure, quand la personne qui a cueilli ou préparé vos ingrédients vous la vendent. Promis que ça ne fait pas boomer de faire du small talk avec les personnes maraichères et que vous n’aurez pas l’air de Karen à leurs yeux.

À vos chaudrons!

Préparez vos pots Mason et votre congélateur, c’est l’heure de cuisiner du potage et d’autres repas réconfortants comme s’il n’y avait pas de lendemain (remerciez-moi à votre fin de session lorsque vous n’aurez pas le temps de cuisiner).

Dépêchez-vous, le dernier marché public de l’UdeS a lieu ce mercredi 29 septembre, en face du pavillon Georges-Cabana (B1-B2), entre 11 h et 14 h. Amenez vos sacs réutilisables ou vos boîtes de carton, car on vous le promet, vous ne reviendrez pas bredouille du marché public !


Crédit photo @ Laurie Jeanne Beaudoin

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