Par Raphael Roy

Les grandes métropoles canadiennes ne sont pas à l’abri des fusillades. Depuis 2020, on assiste à une flambée de violence dans les grandes villes comme Montréal. La question des armes à feu oblige les acteurs politiques fédéraux, provinciaux et municipaux à adopter des actions concrètes pour lutter contre l’émergence de ce fléau au Canada.

Les autorités canadiennes ont dénombré 743 homicides au Canada en 2020, soit 56 de plus que l’année précédente. À l’échelle nationale, le taux d’homicides s’est accru de 7 % par rapport à 2019 selon Statistique Canada. Outre la pandémie de la COVID-19, l’année 2020 a également retenu l’attention de la population canadienne, car elle a amené son lot de malheurs et de violence.

Les meurtres le soir de l’Halloween 2020 dans le Vieux-Québec ou encore, la fusillade la plus meurtrière de l’histoire du Canada en Nouvelle-Écosse, ont amené un sentiment d’insécurité principalement dans les grandes villes canadiennes. Ces évènements tragiques rappellent à la classe politique le besoin d’instaurer de bonnes législations en matière de protection du public à l’échelle pancanadienne.

Montréal est-elle toujours une ville sécuritaire?

Un des principaux enjeux de la campagne municipale à Montréal est la lutte contre la violence liée aux armes à feu et au trafic d’armes qui apporte sa part d’ombre sur l’image de la métropole. On rapporte plus d’une centaine de fusillades depuis le début de l’année sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) selon un article de La Presse de début septembre. Les autorités affirment que plus de la moitié d’entre elles seraient liées à des gangs criminalisés. La mairesse de la ville, Valérie Plante, a promis de mettre sur pied un plan d’intervention afin d’assurer la sécurité de la ville. À travers Projet Montréal, elle souhaite injecter 110 millions de dollars sur quatre ans afin de maintenir le financement des différentes équipes du SPVM pour lutter contre les violences armées dans les quartiers chauds de Montréal.

Un enjeu qui touche tous les paliers gouvernementaux

Ce problème ne s’arrête pas seulement aux villes, mais concerne également les paliers provinciaux et fédéraux. En effet, la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, a annoncé la création de l’opération Centaure avec un investissement de 90 millions de dollars pour embaucher une centaine de policiers supplémentaires affectés exclusivement à la lutte contre la violence liée aux armes à feu. Cette opération est une stratégie touchant toute la province du Québec et qui a pour mandat de s’attaquer aux groupes criminels qui seraient impliqués dans l’importation d’armes à feu illégales.

Dans un même ordre d’idée, pendant la campagne fédérale, les différents partis avaient pris position en matière de contrôle des armes à feu au Canada. Le gouvernement libéral avait voté le projet de loi C-21 en 2020 qui permettait de bannir près de 1500 armes au pays. Il s’est engagé à interdire les armes d’assaut, dont les fusils semi-automatiques AR-15 utilisés dans plusieurs tueries de masse. Finalement, le gouvernement va travailler avec les provinces pour permettre aux municipalités qui le souhaitent de bannir les armes de poing sur leur territoire.


Source photo @ Pixabay

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