Par Anne-Sophie Bolduc 

Qui dit été, dit randonnées, n’est-ce pas? Leur popularité a particulièrement augmenté depuis la pandémie de la COVID-19, et ce, chez tous les groupes d’âge. Se changer les idées et bouger est devenu un besoin pour une grande partie de la population.  

Il est vrai que profiter de l’extérieur et des chaudes températures est toujours agréable. Toutefois, il est important de le faire tout en respectant ce qui nous entoure. Plusieurs gestes, aussi inoffensifs qu’ils puissent paraître, peuvent parfois se révéler nocifs pour tout l’écosystème. Voici donc comment randonner en minimisant son impact environnemental et en étant en parfaite harmonie avec la nature. 

Préserver la flore 

Pour éviter de piétiner les végétaux, la marche doit absolument se faire dans les sentiers déterminés. Faire du hors-piste peut créer de sérieux dommages. Il faut ainsi s’abstenir de s’aventurer dans les espaces encore intacts. Cette règle s’applique tout autant aux moments de pause. Faire un pique-nique au sommet d’une montagne n’est pas un problème, cependant, le faire sur le gazon ou dans les herbes hautes en est un. En effet, le poids humain écrase tout ce qui se trouve sous lui. Par conséquent, les roches, le gravier et les sols secs sont à privilégier.  

Un autre élément important à garder en tête est de ne pas toucher à la flore. C’est-à-dire, ne pas cueillir de fleurs ou de plantes, ne pas casser de branches ou ne pas retirer de petits cailloux de leur emplacement.  

Afin de ne pas contaminer les cours d’eau, une attention particulière doit être portée à la végétation qui la borde. Ainsi, il ne faut pas s’asseoir ni jeter de l’eau souillée ou des excréments dans un périmètre de soixante kilomètres des rivières, lacs, ou autres.  

Préserver la faune 

Il est primordial de ne jamais donner de nourriture aux animaux sauvages. Ceux-ci peuvent en devenir dépendants, ce qui bouleverse leurs habitudes alimentaires et leur relation avec les humains. Leur indice de survie est donc passablement réduit, d’autant plus que leur système digestif a de la difficulté à assimiler certains aliments, ce qui peut mener à leur décès. De plus, dans le but qu’ils ne se familiarisent pas à la présence humaine, il est conseillé de ne pas entrer en contact avec eux. 

Lors d’une promenade avec son chien, d’autres indications s’ajoutent. Par exemple, pour ne pas effrayer les animaux sauvages, tenir son compagnon en laisse permet de mieux le contrôler et ainsi, de l’empêcher de se rapprocher. Il faut aussi toujours récupérer les excréments de son animal, car les bactéries qu’ils contiennent peuvent contaminer l’écosystème.  

Finalement, tout déchet, même comestible, doit être rapporté à la maison et jeté dans la poubelle appropriée. Certains aliments peuvent être plutôt lents à se décomposer dans la nature. À titre indicatif, une pelure d’orange peut prendre jusqu’à deux ans, et un trognon de pomme jusqu’à cinq mois. Pendant ce temps, en plus d’encombrer la végétation, les détritus peuvent attirer certains animaux comme les coyotes, ce qui déboussole la chaîne alimentaire établie dans le secteur.


Crédit photo @ Sarah Gendreau Simoneau 

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