Par Roxane Gaudreault

Prenant d’assaut le centre-ville de Sherbrooke pour une 9e édition, le festival Fière la Fête a eu lieu du 24 au 28 août derniers sous le thème plus qu’approprié à la situation actuelle : Briser l’isolement. Cette édition en personne s’est organisée sous la présidence d’honneur de Dembah Tombor et Denis-Martin Chabot.

Après une édition revisitée et totalement en ligne en 2020, c’était à la fois un défi et un privilège pour le comité organisateur de pouvoir organiser l’édition 2021 devant public et en personne. Devant bien sûr se heurter aux différentes contraintes gouvernementales liées à la pandémie, mais aussi au contexte social dont la pénurie de main-d’œuvre, le financement déficient et l’épuisement des personnes militantes des communautés LGBTQIA2S+, la mise sur pied de la programmation 2021 s’est révélée un peu ardue, mais hautement gratifiante selon Myriam Pelletier-Gilbert, co-organisatrice de l’événement :

« Le comité organisateur est ravi de l’édition 2021! Malgré les défis, on a accompli aux moins deux choses que l’on espérait depuis belle lurette : avoir une présence physique au centro et programmer des films réalisés par des personnes autochtones. »

Une programmation bien pensée, sherbrookoise et diversifiée

C’est une programmation assez riche qui a été offerte aux participants et participantes, membres ou non de la communauté LGBTQIA2S+ en Estrie. Parmi les différents panels et conférences ont su se démarquer la prise de parole de Séré Beauchesnes Lévesque, de l’organisme TransEstrie, sur les multiples formes de transition ainsi que celles de Pierre McCan, acteur important sur le campus de l’Université de Sherbrooke en plus d’être avec son conjoint l’instigateur de la toute nouvelle bourse de la diversité maintenant offerte aux personnes étudiantes, sur la militance LGBTQIA2S+ en Estrie. Ce dernier était accompagné de Sylv Roy, un militant estrien lui aussi issu de la communauté sherbrookoise. Ce dernier a qualifié l’expérience de stimulante et d’enrichissante.

En plus de nombreuses autres activités offertes, la soirée de littérature engagée s’est démarquée par la qualité des interventions, soit celles des auteurs et autrices invités ainsi que les performances spontanées au micro ouvert. Le fait de donner une grande place à des auteurs et autrices jamais publiés est d’ailleurs un des points mis de l’avant par des personnes ayant suivi de près la programmation du festival.

Enfin, c’est sans surprise que la programmation s’est terminée avec la grande marche de la fierté qui a mis bien de la couleur dans les rues de Sherbrooke. Malheureusement, le ciel gris et les restrictions sanitaires ont contribué à une édition moins populeuse que par le passé. Malgré tout, l’événement s’est déroulé dans la candeur.

Des partenaires de longue date

En plus de la collaboration des nombreux organismes de protection, défense et représentation des différentes communautés LGBTQIA2S+ de Sherbrooke, l’événement a su compter sur le soutien ponctuel des différentes associations étudiantes de la ville, incluant celles du campus, la FEUS et le REMDUS, et celle du Cégep de Sherbrooke, l’AÉCS.

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Crédit photo @ Fierté Sherbrooke Pride

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