Par Mireille Vachon  

L’implication peut faire une grande différence dans un parcours universitaireautant sur le plan personnel que professionnel… et même financier. C’est le cas des huit récipiendaires qui ont reçu des bourses d’implication jeudi soir dernier lors de la soirée d’implication de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS). 

C’est lors d’une soirée virtuelle réunissant une trentaine de personnes et composée d’un quiz Kahootd’une remise de bourses et d’une chasse aux trésors que la FEUS a récompensé les membres de la communauté étudiante. 

Six bourses d’implication régulières de 500$ ont été remises à Virginie Paul, Andréanne Dufresne, Benjamin Schmalenberg et Florence Denis, qui étudient à la Faculté des lettres et sciences humaines, ainsi qu’à Mia Caron, de la Faculté de génie, et Marjolayne Pion, de la Faculté des sciences. 

Notons qu’exceptionnellement cette année, la FEUS a eu la chance de remettre deux bourses supplémentaires de 500$ chacune afin dappuyer davantage lengagement des personnes étudiantes en cette année particulière. 

Marjorie Pépin, de la Faculté d’éducation, a quant à elle reçu la bourse d’implication reliée au développement durable d’une valeur de 500$, tandis que Lauriane Massie, de la Faculté de droit, a reçu la bourse Vincent Ryan Allard d’un montant de 1000$.  

Lauriane Massie, lauréate de la bourse Vincent Ryan Allard. / Crédit : Félix Bergeron

« Je suis vraiment fière d’avoir reçu la bourse qui récompense l’implication exceptionnelle. Je ne m’y attendais vraiment pas. Avant de la recevoir, je n’arrêtais pas de me comparer. Je me disais que je ne l’aurais pas, car mes implications n’étaient pas si exceptionnellesJ’avais même perdu espoir! Finalement, il faut croire que je le mérite», exprime Lauriane Massie, lauréate de la bourse Vincent Ryan Allard.

L’idée de recevoir une bourse ne devrait jamais être la motivation principale pour s’impliquer, selon Lauriane, mais ça fait toujours du bien de savoir qu’il existe des initiatives de la sorte pour récompenser l’implication, note-t-elle.  

Gabrielle Goyet, vice-présidente à la vie des campus pour la FEUS, reconnait la qualité des dossiers de candidature reçus cette année. « Normalement, on remet seulement quatre bourses régulières, mais on était super content cette année de pouvoir récompenser deux personnes de plus. » 

Période creuse pour l’implication 

Avec la pandémie, la motivation des gens à vouloir s’impliquer semble avoir grandement diminué. « En ce moment, le niveau d’implication n’est pas nécessairement à son meilleur. La plupart des étudiants veulent juste se concentrer à finir leur session au lieu de prendre 40projets en même temps », souligne Gabrielle.  

Pourtant, malgré le contexte, le besoin est toujours aussi présent. « Plus il y a de gens qui s’impliquent, plus il y a une belle diversité d’activités sur le campus et une meilleure offre pour les étudiants, pandémie ou pas», ajoute-t-elle.  

Lauriane Massie, qui a terminé son baccalauréat en droit l’an dernier, a constaté la même chose. « À l’AGED [Association générale étudiante de droit], lors des élections, les candidatures ne pleuvaient pas. Même pour les comités les plus populaires, certains postes restaient vacants, il fallait aller chercher le monde », indique-t-elle.  

« C’est important de mettre l’implication de l’avant, selon Lauriane. Même si c’est à distance et pendant une période particulière, ça reste essentiel et pertinent. Si personne ne s’impliquait, il n’y aurait aucun comité, personne pour revendiquer, personne pour organiser des activités, etc. » 

« Pimper » son parcours scolaire  

C’est unanime  ou du moins presque  toute personne qui s’implique lors de son passage à l’université n’a que du positif à dire sur ses expériences. 

Gabrielle Goyet, qui termine son premier mandat à la FEUS et qui a été réélue pour une deuxième année, ne pensait pas garder son poste aussi longtemps. « J’ai tellement aimé mon mandat, je me disais que je ne pouvais pas arrêter là, la FEUS a encore beaucoup à m’offrir », déclare-t-elle.  

« Je me suis fait des amis, j’ai rencontré des gens de toutes les facultés, j’ai découvert de très belles personnes. J’ai aussi le sentiment d’avoir contribué à ma cohorte et l’impression d’avoir fait une différence pour l’Université dans le contexte actuel », ajoute l’étudiante en politique, en faisant référence notamment à la mention « réussite/échec », pour laquelle la FEUS a vraiment travaillé fort 

Lauriane Massie abonde dans le même sens. En plus, ses implications l’ont déjà avantagée dans sa vie professionnelle, notamment pour l’obtention de son récent stage du Barreau 

« Une des personnes qui m’a passée en entrevue connaissait la directrice des affaires étudiantes de la Faculté de droit, que je connais bien. Elle lui a donc parlé de moi et a un peu poussé ma candidature, car elle savait que j’étais impliquée et à mon affaire. J’ai donc obtenu le stage en question! » partage fièrement Lauriane, qui a décidé de ne pas travailler pendant son bac pour pouvoir s’impliquer plus, façon de faire qui, selon elle, est aussi avantageuse et enrichissante.   

Comme on peut lire sur le site de l’Université, s’impliquer comporte plusieurs avantages : bonification de son parcours universitaire, développement de nouvelles compétences, meilleure intégration dans son milieu, plus-value à son curriculum vitæ, recherche dun équilibre  

« Toutes les raisons sont bonnes pour s’impliquer! » conclut Gabrielle Goyet de la FEUS.  

Vous souhaitez faire une différence dans votre milieu étudiant? Il n’est jamais trop tard! Consultez la liste des associations et regroupements à l’UdeS pour connaître toutes les implications possibles. 

Crédit photo @ Voltaic

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