Par Hélène Bughin

Pour sa 43e édition, le Salon du livre de l’Estrie (SLE) revient en force et en présentiel, avec des événements prometteurs. Du 14 au 17 octobre, c’est une foule d’activités qui seront présentées à proximité du centre-ville de Sherbrooke, éparpillées dans différents commerces de proximité. Si les réservations sont obligatoires, les propositions sont diversifiées et témoignent de la grande vigueur du milieu littéraire estrien. Tour d’horizon de cette programmation sous la thématique REFLETS.

Événement de plus en plus populaire auprès de toute tranche de la population, le Salon du livre de l’Estrie n’en démord pas et renouvelle son mandat de faire rayonner la lecture, le livre, les auteurs et autrices d’ici. Cette année, c’est une trentaine de têtes d’affiche qui représentent le Salon du livre, de Jean-François Létourneau à Sarah Bertrand-Savard, en passant par Karine Gottot ou Nicholas Giguère. Autant de noms que de styles, de genres littéraires ou d’approches à découvrir.

Un festival en mouvement

Désireux de rejoindre le plus de personnes possible, et ce, en vrai, le SLE propose une myriade de soirées et discussions. Le tout prend son envol au Tapageur, le mercredi 13 octobre à 18 h, lors d’une soirée officielle. En présence, cinq des têtes d’affiche et au menu, dégustations et lectures! Le coût est de 55 $ par personne, repas inclus. On poursuit le jeudi en bouchées avec la soirée 5 à 7 Bulles, huîtres et « Chick lit », à la Taverne O’ Chevreuil, en compagnie des autrices Frédérique Dufort et Geneviève Cloutier. Au coût de 25 $, l’activité propose des lectures d’extraits et des échanges passionnés sur le sujet controversé que sont les romans sentimentaux adressés au public féminin.

Si c’est moins votre genre, à 18 h, au chapiteau GGC, l’autrice Véronique Drouin de Québec Amérique propose pour sa part un nouveau roman d’horreur, Détox, avec Karine Tremblay à l’animation! D’humeur plus festive, retour à la scène GGC pour Microbrasserie, fiction et ruralité, une rencontre avec Julie Myre-Bisaillon pour son roman Des bières et des femmes. Sinon, tentez votre chance à l’édition spéciale de Littérature et autres Niaiseries, une soirée déjantée et enlevante mettant de l’avant une sélection éclectique : peut-être restera-t-il des billets!

Une fin de semaine pleine de promesses

Le vendredi, c’est au chapiteau de la librairie GGC que la plupart des événements ont lieu. Entre un tête-à-tête entre Robert Lalonde et Tire le coyote, à 13 h; une rencontre avec Francine Ruel à 15 h ou la remise des prix littéraires de l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie, 16 h 30.

Fan de mystères et d’épouvante? Patrick Senécal fait des prescriptions littéraires en collaboration avec l’Association des libraires du Québec. De son côté, la librairie Appalaches accueille un panel diversifié, comme l’autrice Anne-Marie Desmeules, pour son recueil Nature morte au couteau, avec Émilie Perreault à l’animation.

Plutôt fan de bières? Rendez-vous à la brasserie 11 Comtés pour une prestation de l’autrice Julie Myre-Bisaillon, qui présentera son roman Des bières et des femmes! récemment paru chez Hurtubise. Un spectacle qui sera clôturé par une performance musicale de Dany Placard. Plutôt terroir? Jean-François Létourneau vous convie à un entretien autour de sa nouvelle parution, Le Territoire sauvage de l’âme. De quoi bien occuper la fin de la semaine!

Pour toute la famille

Le samedi, dessinez avec Tristan Demers ou rencontrez Véronique Grenier à la Maison du Cinéma, Sarah Bertrand-Savard à la Librairie Appalaches ou Patrick Senécal au chapiteau GGC! Une foule d’activités sont proposées pour toute la famille, en commençant par le spectacle d’Annie Bacon, une autrice jeunesse animant ses histoires à voix haute, avec déguisements faits maison et jeu avec le public.

Vous voulez vous essayer à la bande dessinée? L’atelier en compagnie de Christian Quesnel est le moment parfait pour vous initier aux différents aspects derrière le médium. Puis retour à La Maison du Cinéma, pour un autre segment Rencontres, poésie et café, avec Emné Nasereddine, Anne-Marie Desmeules et Nicholas Giguère, qui viendront discuter de leurs démarches d’écriture respectives. Puis discussion franche avec Valérie Fontaine, autour du deuil, à la scène GGC.

Midi, rendez-vous au Pizzicato pour un dîner-causerie avec Francine Ruel, qui après Anna et l’enfant-vieillard en 2019, revient avec Le promeneur de chèvre, une autre histoire émouvante. Ensuite, poursuivez votre journée avec un panel sur le roman historique animé par René Cochaux, un entretien avec Sarah Bertrand-Savard, les prescriptions littéraires de Gabrielle Boulianne-Tremblay ou une conférence de Patrick Senécal sur les enjeux et défis de l’écriture. Pour finir, c’est l’enregistrement du balado Deviens-tu c’que t’as voulu? de Dominic Tardif, chroniqueur culturel.

Sortir, rencontrer, réfléchir

Finissez en beauté le dimanche avec Nicholas Giguère qui parle de poésie à la David Bowie ou parcourez le circuit littéraire animé, le « Wellittéraire », projet d’envergure consistant en quelques cubicules théâtraux et animés. Sinon, une multitude d’entretiens seront ouverts au public, continuant la conversation autour de l’écriture. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent pour découvrir ce qui se fait de mieux en littérature, en Estrie.

Malgré les embûches, l’équipe a su soutirer le meilleur de la situation, pour faire vivre le Salon du livre à la population sherbrookoise. Pour la programmation complète, visitez le site officiel!


Crédit image @ Salon du livre de l’Estrie

Partager cette publication