Page 8 - Nora (2)Les étudiants en théologie y croient encore : leur faculté est nécessaire aujourd’hui plus que jamais. Ils lancent un modèle de t-shirt à saveur biblique pour appuyer leurs propos.

Par Nora T. Lamontagne

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font », dit le t-shirt lancé dernièrement par l’AÉFATER, l’Association étudiante de la Faculté de théologie et d’études religieuses. C’est aussi ce que dit Jésus sur la croix, selon les paroles rapportées par Luc dans son Évangile.

« Ce n’est pas parce qu’on étudie en théologie qu’on connait tous les versets bibliques par coeur, explique avec un sourire Rachel Genest, présidente de l’AÉFATER. C’est un de nos membres qui a eu l’idée. On voulait surtout que ça fasse réfléchir, et nous faire connaître. Même les étudiants ici ne savent pas qu’on existe. ».

Le message véhiculé par ce verset à moitié sardonique est clair : l’administration ne prend pas la mesure de ce que signifie la fermeture de la Faculté de théologie, bientôt remplacée par un Centre universitaire sur l’étude du religieux contemporain. Et cette ignorance mérite la clémence de Dieu.

Page 8  - Nora (1)Ce n’est pas la première fois que les étudiants de l’AÉFATER se mobilisent : une pétition qu’ils ont mis en ligne a récolté plus de 1000 signatures. Une crucifixion symbolique de la Faculté a aussi été mise en scène par les membres de l’AGEFLESH lors de la grève étudiante de mars 2015. La vente de t-shirts se poursuit au courant de l’été : d’abord destinés aux membres, ils sont maintenant disponibles pour toute la communauté étudiante au prix de 13,15 $.

Tout n’est pas encore décidé pour le futur de la FATER : le Conseil des études doit statuer bientôt sur l’avenir des programmes de premier cycle dans la nouvelle formule proposée.

Rachel Genest entrevoit une lueur d’espoir. « Je sais de source sûre que certaines personnes croient que certains programmes du bac ou au moins un certificat devraient rester, notamment pour permettre une propédeutique afin d’intégrer les cycles supérieurs. [Leur abolition] ne fait pas l’unanimité ». Le conseil universitaire votera ensuite sur les recommandations du Conseil des études, avant que la décision finale ne soit prise par le Conseil d’administration de l’UdeS. En attendant, les étudiants présentement inscrits au baccalauréat pourront terminer leur diplôme sans problème.

 

 

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