Par Sarah Gendreau Simoneau 

Avez-vous déjà pensé quitter votre emploi actuel pour faire le tour du monde? C’est ce que Lydiane St-Onge (Lydiane autour du monde) a fait en 2013. Le Collectif a rencontré celle qui ne peut rester en place une journée complète.   

À l’âge de neuf ans, Lydiane voulait vivre dans un autre pays. Elle avait déjà la passion des voyages, même si ses parents ne voyageaient pas. « Depuis que je suis toute petite je rêve de grandes villes, de condo avec vue sur la mer, je parle de ça depuis longtemps! » Son premier vrai voyage, elle l’a fait à l’âge de seize ans; elle est partie vivre un été à Calgary pour travailler. C’est sans dire qu’elle a eu la piqure.  

Quand elle est devenue courtière immobilière, elle pensait qu’en étant son propre patron, elle pourrait se donner les congés qu’elle voulait pour voyager. « La réalité m’a rattrapée assez rapidement, j’étais beaucoup trop occupée, ma vie roulait 24/7. J’étais comme un robot qui accumulait des tâches. » Elle s’achetait des biens matériels pour se convaincre que ça lui faisait du bien. « Je me mentais à moi-même et en dedans de moi ça criait aux voyages, à l’aventure, c’était tellement fort! La vie ça ne peut pas être juste ça, travailler, gagner de l’argent et la dépenser dans du matériel qui ne me fait ni chaud, ni froid. »  

À ce moment, elle savait que l’aventure l’appelait. Elle a légué tous ses clients à un collègue et elle a tout vendu ce qu’elle avait pour s’acheter un billet d’avion aller simple en disant à tout le monde qu’elle partait pour un temps indéterminé. La première année, elle voulait prendre les plus grosses vacances de sa vie en profitant, en s’amusant; c’était son seul but.  

La folie « Lydiane autour du monde » 

C’est quatre jours avant de partir qu’elle a lancé sa page Facebook Lydiane autour du monde pour que sa famille et ses amis puissent la suivre lors de son périple. Elle a obtenu 10 000 abonnés avant même de partir. Au bout d’un an, c’était 35 000 personnes qui la suivaient dans ses aventures autour du monde.  

« Quand je suis revenue au Québec, seulement pour voir un peu mon monde et repartir après, les médias ont tous voulu que je leur parle de mes voyages. J’ai fait le tour des médias en deux semaines. » – Lydiane St-Onge 

Avec toute cette visibilité, elle a eu des offres de commandites pour utiliser des produits en voyages et faire connaître les compagnies. La chaîne de télé Évasion l’a également contactée pour l’émission Lydiane autour du monde et tout a déboulé. « Ça s’est fait tout seul! J’ai vu les opportunités se présenter à moi et j’ai su les saisir. Je ne pensais pas du tout qu’un engouement aussi grand était possible. » 

La globe-trotteuse cumule une cinquantaine de pays visités maintenant. Parmi ses préférés se retrouve en première place le Chili, sans hésitation, pour sa diversité de paysages. « Au Nord, c’est désertique, des paysages presque lunaires, au milieu il y a les vignobles et les montagnes de ski et au Sud il y a la Patagonie, un endroit génial pour faire de la randonnée. Ce pays est magique! » 

Elle a aussi beaucoup aimé la Nouvelle-Zélande et le Portugal, même si ce dernier est un peu plus convenu et différent de ce qu’elle a déjà fait. Pour ce qui est du fait de voyager seule en étant femme, Lydiane raconte qu’elle a souvent trouvé que c’était un avantage plutôt que quelque chose de négatif « parce que les locaux ont toujours tendance à vouloir me protéger, à vouloir m’offrir de l’aide ne serait-ce que pour l’hébergement, la nourriture. C’est aussi plus facile d’interagir avec les gens, ils sont moins dans la méfiance. »

Le conseil qu’elle donne c’est de s’informer à l’avance, avant de décider de rentrer dans un pays, pour se conformer aux mœurs des locaux, mais aussi pour savoir où ne pas sortir le soir seule. « Il y a des pays, en tant que femme seule, que j’éviterais tout simplement. Ça serait de me mettre en danger pour rien. Il y a tellement de beaux pays plus sécuritaires à visiter, pourquoi s’entêter à vouloir se mettre en péril? » 

Le sport et le plein air dans tout ça? 

Tout comme les voyages, le sport a élu domicile dans les passions de Lydiane très tôt. « Si dans une journée je n’ai pas fait un peu de sport, si je n’ai pas bougé, je vais tourner en rond, j’ai besoin de sortir! » Elle a également toujours fait partie d’équipes sportives. Maintenant, c’est par la course à pied, le vélo, les expéditions et les aventures en nature qu’elle dépense son énergie chaque jour.  

Depuis le début de la pandémie, elle se crée de petites aventures de plein air tout près de chez elle. « J’ai fait du paddle board et j’ai descendu la rivière Ste-Anne en deux jours en camping. Je me suis sentie complètement ailleurs, en grosse expédition, pourtant j’étais à 45 minutes de chez moi! Il y a vraiment moyen de s’organiser des aventures où on n’a pas l’impression d’être dans notre quotidien. » 

Celle qui a une boutique en ligne d’accessoires et de vêtements de sport et de plein air, le plus éco-responsable possible, se trouve chanceuse de pouvoir avoir autant de projets. « Je n’ai aucun plan de voyages pour le moment, j’ai décidé de ne pas avoir d’attentes et de déceptions. Je m’organiserai un voyage aussitôt qu’on peut, mais pas avant. » Pour ce qui est du sport, elle va faire un 150 km de vélo prochainement pour la fondation Charles Bruneau.

Pour une autre fondation, Jeunes musiciens du monde, elle ira pagayer entre Montréal et Québec pendant quatre jours. Elle a aussi un autre projet spécial qui s’en vient, mais elle ne peut pas en parler! Il va falloir suivre toutes ses aventures sur son site Internet, sa page Facebook ou son compte Instagram pour en savoir plus. 


Source photo @ Tourisme Baie-James

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