Photo reportage par Mathis Harpham 

Samedi15mai 2021 – Le plan de la manifestation élaboré à l’avance par l’organisation prévoyait tout d’abord un grand rassemblement au Square Westmount, pour ensuite s’avancer sur la rue SainteCatherine et tourner sur Peel, et enfin, se terminer au Square Dorchester

Un chœur de klaxons et un foisonnement de drapeaux du monde arabe et de pancartes ont accompagné la manifestation. Une fois arrivé au square, il y a eu plusieurs discours dénonçant l’oppression du peuple palestinien, dont un dun représentant dQuébec solidaire, seul parti politique représenté lors de l’événement 

Cela s’est avéré être une manifestation très énergique et jeune. Malgré quelques débordements (une vitre cassée, dont le coupable a été livré aux policiers par la foule, et quelques tentatives d’escalade sur des échafaudages), on sentait que les organisateurs s’attardaient à contenir la frustration des plus jeunes, pour ne pas ternir l’image médiatique de ce rassemblement pacifique.  

Une scène d’un jeune échauffé voulant grimper sur un bâtiment et des organisateurs le sommant de redescendre en lui expliquant les ramifications de son acte s’est avérée récurrente. Dans la même veine, les orateurs au Square Dorchester ont demandé à la foule de maintenir la distanciation sociale ainsi que le port du masquecondition sans laquelle ils ne commenceraient pas leurs discours.  

En parlant à quelques personnes dans la foule, on pouvait remarquer que même les plus jeunes posaient un regard informé et aiguisé sur la politique. Nadine, 17ans, explique que « ça fait des années que le peuple essaie de faire voir la réalité qui se passe sur le territoire palestinien et on veut que le Canada se mette du côté de la Palestine et qu’il prenne parti. On veut que le Canada prenne position. C’est une cause humaine. Certaines personnes croient que c’est un enjeu religieux, mais pas du tout. »

Taha, 19ans, adopte un discours un peu plus engagé. « Depuis la création de l’État d’Israël en 1948, il n’y a jamais eu de paix. Justin Trudeau est pour une double nation. Mais les Palestiniens ne sont pas d’accord avec ça puisqu’on leur a volé leur terre. » La jeune adulte critique la couverture médiatique et les tactiques utilisées de part et d’autre pour faire changer l’opinion publique. Effectivement, lorsqu’il est question du confliisraélo-palestinien, il existe énormément de désinformation. Il est alors important de diversifier ses sources.  

Taha conclut en souhaitant le retour de la paix et en soulignant la liberté possible au Canada. « Regarde, ici, je suis au Canada. Je peux marcher dans la rue, je peux aller à l’école, je peux travailler. Je peux vivre en paix. Les gens en Palestine, c’est tout ce qu’ils veulent. Marcher dans la rue, vivre en paix, sans qu’il y ait des roquettes qui leur tombe sur la tête. »


Crédits photos @ Mathis Harpham 

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