Le couvre-feu. De tout temps, cette mesure a été reconnue pour en être une reliée au pouvoir. En effet, en l’appliquant, on pouvait contrôler une population donnée et celui qui exerçait un contrôle sur les autres avait un certain pouvoir. Cependant, dans le cas qui nous intéresse ici, le couvre-feu est employé par les divers gouvernements du monde pour non pas contrôler les gens, mais bien pour les protéger du danger. 

Carl Perron (collaboration spéciale) 

Si le couvre-feu est appliqué, c’est parce qu’il y a une urgence, une menace, et celle-ci est assez préoccupante pour décider d’utiliser cette mesure extrême. Au Québec, le gouvernement Legault a mis le couvre-feu en place samedi dernier, le 9 janvier, dès 20 h. C’est depuis le printemps dernier que le gouvernement caquiste applique différentes mesures destinées à freiner la propagation liée à la COVID-19. 

Le virus, lequel a fait de nombreuses victimes sur toute la planète, n’a pas épargné le Québec. On a vu la fermeture des entreprises, le confinement général des gens, la fermeture des établissements scolaires et l’application de la distanciation sociale pour ne nommer que quelques-unes des actions prises pour contrer le virus. La courbe, cette fameuse courbe, ne s’est pas aplanie comme le souhaitait la Santé publique. Il aurait fallu pour cela que les Québécois respectent à la lettre les consignes émises par le gouvernement durant le temps des Fêtes. L’a-t-on fait? La réponse est clairement non. 

Maintenant, nous en payons tous le prix. En effet, un sondage Léger en collaboration avec l’Association d’études canadiennes rapportait que près d’un Québécois sur deux avait visité quelqu’un pendant les Fêtes. Pourtant, la consigne était claire : nous ne devions pas rendre visite à nos proches durant cette période si nous voulions diminuer, du moins contenir, cette deuxième vague. 

Maintenant, le gouvernement de François Legault n’a plus le choix. Il doit imiter ses homologues européens et imposer un couvre-feu aux Québécois et aux Québécoises. Dans la Belle Province, le couvre-feu n’a pas été appliqué depuis la crise d’octobre de 1970. Le gouvernement du Québec ne voulait pas l’imposer, mais voyant l’évolution de la situation, cela a fait en sorte qu’il n’avait plus le choix. Il a dû jouer sa dernière carte : imposer un couvre-feu. 

La présente mesure imposée à tout le Québec s’en veut une ayant pour but de contrôler la pandémie de COVID-19. C’est l’ultime mesure visant à contrôler les déplacements et la propagation de la contamination reliée au coronavirus. Le couvre-feu n’a pas pour but de contrôler les gens pour en tirer un certain pouvoir. Au contraire, le présent couvre-feu veut nous aider à réduire le nombre de décès et de contaminations pour qu’on puisse diminuer les cas de malades à la COVID-19. 

La mesure imposée par le gouvernement caquiste de François Legault ne brime pas la liberté des gens comme certains le pensent. On nous laisse tout faire et si on remarque bien, les employeurs québécois ont prévu le coup en émettant des autorisations spéciales pour leurs employés qui doivent travailler en soirée ou de nuit. Les papiers spéciaux décernés par ceux-ci vont permettre à tous ces gens de retourner en sécurité chez eux.  

Le couvre-feu instauré en ces temps difficiles va nous permettre d’éventuellement aplanir cette courbe. Il ne durera qu’un temps. Un tout petit quatre semaines tout au plus. Après cela, il en sera aux Québécois d’agir consciemment et raisonnablement pour que cette mesure extrême mais nécessaire ne s’applique plus. 

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