monogrenadeOne, two, check, check. Je m’assois sans trop déranger l’événement qui s’organise. L’harmonie entre les instruments s’installe, les tests s’enchaînent, j’y prends déjà goût : Monogrenade, ça me semble encore meilleur live que sur tape.

Marie-Laurence Asselin

La Boîte est pleine, remplie d’individus hétérogènes. C’est drôle un bébé avec un casque antibruit, à côté des nu-pieds qui se font aller les dreads, dévisagés de quelques têtes grises. À travers les spectateurs éclectiques de la salle viennent s’installer les membres du groupe. Le noir proéminent de leurs vêtements rallie les personnes syncrétiques en un tout. Et voilà que l’imagination de nos cervelles peut se laisser aller.

On se tait, ils vont commencer. Première chanson, la foule se concentre, on se fait transporter dans un univers sidéral. Un mélange équilibré de cordes, piano, tambour: c’est Composite, également titre de l’album. Les rideaux lourds et les lampes de salon nous donnent l’impression d’une prestation intime, même si tout se passe dans nos caboches. On se concentre, on est transporter. Le violoncelle vient casser le rythme organique des chansons. Un contraste qui plaît à la majorité. Preuve à l’appui : la réitération des applaudissements.

Les frissons m’envahissent en entendant Cercles et Pentagones. Probablement que les musiciens savaient que c’était ma préférée, et probablement qu’ils se sont dits : on va la faire tout de suite, elle va être contente. Ce qui a été le cas. Fidèle aux enregistrements, la sonorité est quasi parfaite (bravo au technicien également).

Jean-Michel est envahi par l’énergie de la foule. Et parlons-en de cette foule! Ce ne sont pas des amateurs; ils connaissent les paroles. Dès les premières notes, de la troisième, quatrième, dixième chanson, les cris fusent et les applaudissements retentissent. Une araignée démarre, un wouhou s’en suit. La sixième est introduite, et le conte démarre sous nos yeux. Le public se lève.

Synergie

La danse, dénomination commune de l’art chorégraphique, bouger son corps au rythme musical. Voici ce que tous les gens font sous mes yeux. J’observe, je constate et j’apprécie la vibe énergique que cela procure aux membres du groupe. Ils sont généreux de leur intensité. Monogrenade aime ce qui se passe dans cette Boîte confinée, et ils l’exposent en se défonçant sur les instruments. On souhaite qu’ils ne s’exilent pas trop souvent en France, et qu’ils reviennent plus souvent à Sherbrooke. Tu viendras les voir jouer à l’Assomption, chez l’Ange Cornu. Tu vas comprendre, c’est dans la tête que ça commence.

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