Par Camille Sévigny

C’est le 8 octobre dernier que sortait en salle le tout dernier opus de la franchise James Bond, mettant en vedette l’acteur Daniel Craig dans le rôle-titre. Réalisée par Cary Joji Fukunaga et intitulée Mourir peut attendre (V.O. No Time To Die), cette conclusion de cinq films, étalés sur 15 ans, était attendue avec impatience, entre autres car sa sortie avait été repoussée à plusieurs reprises par divers facteurs, dont la pandémie.

D’une durée de près de trois heures, ce dernier chapitre présente un amalgame étourdissant d’intrigues, une profusion de scènes d’action et plusieurs adieux. Le film débute avec une scène qui nous plonge dans le passé de Madeleine Swann (Léa Seydoux), et introduit le nouveau vilain de l’intrigue, Lyutsifer Safin (Rami Malek), une âme blessée en quête de vengeance.

Chaos, explosions, règlements de comptes : une recette inchangée

En pèlerinage en Italie sur la tombe de Vesper (Eva Green) et désireux de repartir à zéro, James Bond se retrouve pourchassé de nouveau par les sbires de l’organisation terroriste Spectre. Suspectant Madeleine de l’avoir vendu, Bond coupe les ponts et s’exile de nouveau, cette fois en Jamaïque. Bien malgré lui, il se retrouve au beau milieu d’une course contre la montre entre le MI6 et la CIA pour retrouver une arme de destruction massive volée. Au terme d’un interminable marathon pour sa survie, Bond fait face une fois de plus à l’ultime opposant : la mort.

Des performances dignes de ce nom

En dépit de la suffocante succession d’événements, le film ne perd pas de sa qualité au niveau de l’excellent jeu des acteurs et actrices. Alors que la multitude de personnages secondaires aurait pu diluer leur pertinence, la plupart d’entre eux ont su insuffler cette profondeur caractéristique des derniers films. Mentionnons l’apparition spectaculaire d’Ana de Armas dans le rôle de Paloma, une recrue de la CIA; la brève, mais marquante scène finale de Blofeld (Christopher Waltz) ou encore l’efficacité surprenante du personnage de Valdo Obruchev (David Dencik). Par ailleurs, la plupart des personnages récurrents du MI6 (M, Moneypenny, etc.) déçoivent par leur jeu en surface. Quant au vilain de Malek, il ne se compare en rien aux inoubliables vilains des films précédents. Finalement, Craig et Seydoux nous offrent d’excellentes performances, leur chimie à son paroxysme.

Un visuel impressionnant et une trame sonore plus grande que nature

Mention spéciale à la direction photo (Linus Sandgren) et au montage (Tom Cross et Elliot Graham) qui nous gardent en haleine jusqu’à la fin, deux éléments incontestablement essentiels au bon fonctionnement du film. De plus, on ne peut passer sous silence la trame sonore de l’inégalable compositeur Hans Zimmer, au ton juste à chaque scène, communiquant un amalgame d’émotions. Le film nous surprend en présentant plusieurs possibilités quant à l’avenir de la franchise, à voir si on désire saluer dignement le travail accompli par Daniel Craig au cours de la dernière décennie.


Crédit image @ Nicola Dove

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