Crédit photo © Guillaume Martineau-Pelletier

Par Sandrine Martineau-Pelletier

Auriez-vous le guts de partir à l’étranger du jour au lendemain? De tout laisser derrière vous pour un temps indéterminé et d’aller explorer le monde? C’est ce qu’a fait mon frère. À 24 ans, il a lâché sa session d’université pour aller à la rencontre de l’inconnu… en Amérique du Sud!

Mon frère Guillaume a compris que, quand il n’y a pas grand-chose qui va, c’est peut-être parce qu’on n’est pas sur le bon chemin. Étudiant au baccalauréat en génie, il ne s’y sentait pas trop à sa place. Il faut le savoir, c’est très important dans notre famille les études. Selon nos parents, étudier nous donne une meilleure qualité de vie. Ce qui n’est pas faux. Imaginez donc la réaction de mes parents quand il leur a annoncé qu’il lâchait sa session et partait pour une durée indéterminée vers une destination inconnue. Ça fait pas mal d’incertitude d’un seul coup!

Par contre, le choc passé, ils ont compris que ce changement de direction ne pouvait être que bénéfique. Mon père ayant fait plusieurs voyages déjà, il sait très bien que se déraciner peut parfois permettre de réaliser où sont nos bases pour pouvoir s’y accrocher quand les temps sont plus mouvementés.

De toute façon, à 24 ans, qu’est-ce que quelques mois dans une vie? Et comment bien vivre si ce n’est pas de façon passionnée, à 110 %? Avec l’adrénaline des nouveaux voyageurs, mon frérot est donc allé s’épanouir en Argentine, au Chili, en Bolivie, au Pérou, au Brésil, en Équateur, et même aux iles Galápagos… Pas pire comme chemin, non?

C’est avec le cœur grand ouvert qu’il s’est jeté dans cette expérience fabuleuse qu’est l’inconnu. Il est parti avec un packsack presque vide pour revenir la tête pleine de souvenirs mémorables. Ce qu’il retient le plus : « Peu importe où on est dans le monde, on peut toujours trouver des gens formidables avec qui on a des intérêts communs. » La différence n’est donc qu’une illusion quand il est question de partager des moments inoubliables.

De temps en temps, voir la vie sous un autre angle peut réellement nous faire du bien et remettre en perspective notre réalité. Apprendre à apprécier ce qu’on a et découvrir à quel point nous sommes chanceux. Ne rien tenir pour acquis, mais bien être reconnaissants de ce que l’on a et de ce que l’on est.

Partir a définitivement aidé mon frère à se retrouver. Après toutes les turbulences que l’on peut vivre, tester la solidité de son ancrage ne peut que le renforcer. Il faut alors savoir se laisser aller et se donner le droit de s’égarer. « Le plus dur, ce n’est pas de le faire, mais bien de se décider à le faire », dirait mon père. Une fois la décision prise, on fonce. On vit.


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