Par Rosanne Bourque

« Si quelqu’un voulait consacrer tous ses week-ends à visiter un festival au Québec, il lui faudrait cinq ans et même davantage pour les voir tous », a-t-on appris dans un article la firme CROP. On y mentionne aussi que c’est en fait plus de 250 festivals qui peuplent maintenant le paysage culturel québécois, et ce, toutes disciplines confondues. Ces événements festifs offrent aux festivaliers une occasion de se rassembler, de célébrer la culture d’ici et d’ailleurs, mais aussi de découvrir de nouveaux artisans. Les festivals sont également une vitrine incontournable pour les entrepreneurs et les artistes des différentes régions.

Toutefois, pour les organisateurs, ce n’est pas toujours aussi rose. Une conférence sur l’entrepreneuriat en milieu culturel au HEC accueillait Nicolas Munn Rico, directeur de Lndmrk et co-fondateur du festival Mural, Catherine Turp, directrice de création chez Moment Factory et Philippe Demers, directeur général et cofondateur de Massiv Art. Plusieurs thèmes ont été abordés, comme l’inspiration, le travail d’équipe, l’exportation des festivals, le marché culturel québécois, mais c’est surtout le financement qui faisait jaser les conférenciers.

Il faut d’abord savoir qu’on accorde du financement aux festivals seulement à partir de la troisième édition et les montants sont accordés en fonction de plusieurs facteurs comme la région, le tourisme de cette région et plusieurs autres. En attendant d’avoir accès aux subventions, certains décident de s’orienter vers des partenariats pour se financer alors que d’autres misent encore sur la billetterie pour être rentables. C’est à se demander comment autant de festivals réussissent à survivre, mais surtout à le faire aussi longtemps. Toujours selon CROP, les festivaliers québécois sont nombreux et sont surtout fidèles. Peut-être est-ce grâce à eux?

Ceux qui étaient présents à la conférence du HEC ont été mis au courant des enjeux du milieu, mais ils n’ont certainement pas été découragés d’entreprendre une carrière en milieu culturel. Si les moyens de financement sont souvent le principal casse-tête des entrepreneurs, la passion est aussi leur source majeure de motivation et de réussite, d’où l’importance de participer à ces beaux bijoux culturels québécois qui sont le résultat de plusieurs centaines d’heures de travail.

Alors amateurs de festivals, êtes-vous prêts pour un marathon?


Crédit Photo © MUTEK.MX

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