Par Sarah Gendreau Simoneau

Qui n’a jamais rêvé de jouer au quidditch? Ce jeu sur balais volants duquel le très populaire sorcier Harry Potter en était un prodige? Bien qu’il soit sorti tout droit de l’imagination de l’autrice de cette saga fantastique, il existe une version « pour moldus », donc au sol, pour le commun des mortels voulant essayer de s’immerger dans un sport hors du commun.

C’est en 2005, au Vermont, s’inspirant fortement de l’univers magique de Poudlard et des Éclairs de feu, que le premier commissaire du quidditch, Alexander Manshel, établit les règlements de ce nouveau sport spécial. Aujourd’hui, le quidditch est pratiqué un peu partout dans le monde, du Canada au Mexique, allant du Royaume-Uni à l’Inde, au Brésil et à la France.

Des règlements pourtant pas sorciers

Ce qui est particulier, c’est que c’est comme si c’était un vrai match de quidditch volant; chaque participant doit courir avec son balai entre les jambes. Il y a deux équipes mixtes (allô, le sport inclusif!) de sept personnes qui s’affrontent sur un terrain ovale. Trois anneaux de tailles différentes sont disposés de chaque côté du terrain et servent à inscrire les points.

Comme dans l’univers magique, il y a un gardien, trois poursuiveurs, deux batteurs et un attrapeur qui doit, tout comme Harry, attraper le vif d’or. Celui-ci vaut 30 points et sa capture met fin au match, information identique aux livres. Cependant, comme le monde n’est pas empreint de sorcellerie, le vif d’or ne vole pas. Le stratagème est beaucoup moins glamour, mais il s’agit d’une balle de tennis placée dans un bas et accrochée dans le dos d’un joueur neutre qui se déplace sans balai.

Un sport en croissance

En 2009, l’Association internationale de quidditch (IQA) a vu le jour. Aujourd’hui, c’est plus de 40 pays qui en sont membres. En 2019, il y avait plus de 630 joueurs au Canada. Plusieurs équipes sont associées à des universités, tandis que d’autres sont des équipes communautaires. En 2012, il n’y avait que cinq équipes qui participaient à la Coupe du monde qui est présentée tous les deux ans. En 2018, ce sont 29 équipes qui se sont affrontées. La popularité de ce sport extraordinaire est grandissante partout dans le monde.

Le quidditch comprend bon nombre d’éléments provenant d’autres sports. Le ballon doit être contrôlé et les joueurs doivent faire des passes et tenter de marquer des points, tout comme au handball. Les joueurs peuvent plaquer d’autres joueurs et tenter de leur arracher le ballon des mains, comme au rugby. Les ballons fusent de partout pour tenter d’atteindre les joueurs et les mettre hors-jeu, comme au ballon-chasseur. Il y a même des éléments du flag football quant au fait de devoir retirer le vif d’or attaché derrière un joueur.

Autre aspect intéressant, c’est un sport hyper inclusif. Les femmes et les hommes se côtoient dans la même équipe et des athlètes ainsi que des non-athlètes peuvent participer. Le quidditch découle peut-être d’une fiction, mais il est dans l’air du temps et mérite d’être connu.


Source photo @ Unsplash

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