Par François Lauzon 

Le 2 octobre dernier, dans le cadre de ses activités de sensibilisation à l’environnement, l’organisme sherbrookois Action Saint-François réalisait sa journée de conférences à Prop’EAU. Un nom bien à propos pour l’évènement, car on y a traité des principaux enjeux relatifs à l’eau. Lors de cette activité qui eut lieu au Centre communautaire et de loisirs de l’arrondissement Jacques-Cartier, l’organisme a proposé un éventail fort intéressant de sujets.

Ce type d’événement était une première pour l’organisme qui, depuis bientôt 25 ans, s’acquitte fièrement de sa mission consistant à la préservation des eaux du bassin versant de la rivière Saint-François. Un territoire vaste qui démarre des États-Unis et englobe la presque totalité de l’Estrie, pour finir dans le fleuve Saint-Laurent. C’est donc par de telles activités qu’on montre à la population estrienne l’importance de la préservation de l’eau et de la nature.

La journée fut bien chargée, car dès 9 h, quatre activités avaient lieu. L’une d’entre elles était animée par Olivier Deshaies, un biologiste spécialisé en écologie végétale qui aujourd’hui dirige à Sherbrooke le Bureau d’écologie appliquée. En cette matinée, l’expert et les participants se sont alors embarqués à la découverte de la flore qui borde la rivière Magog. Une exploration botanique dont on se souviendra.

Au même moment, deux conférences avaient lieu, soit celle de Nick Fonda et celle de Julie Grenier. M. Fonda a présenté à l’aide de multiples photographies le portrait historique de la rivière Saint-François : une activité intéressante pour ceux qui savent apprécier les anecdotes et les récits du temps. Quant à la seconde conférence, Mme Grenier a montré le défi imposant d’implanter une gestion intégrée de l’eau. Son expérience auprès du Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François était tout appropriée pour l’occasion.

Un peu plus tard dans l’avant-midi, c’était au tour des conférencières Pascale Biron et Hélène Godmaire de poursuivre la tendance. La première s’efforça d’enseigner aux visiteurs que comprendre la dynamique des rivières permettait de mieux saisir les raisons pour lesquelles l’humain fait de plus en plus face aux inondations. La seconde exposa l’enjeu environnemental lié à l’envahissement des plans d’eau et cours d’eau par les espèces exotiques, ainsi que les bonnes pratiques de leur gestion.

Après un diner de fraternité et de camaraderie, c’était le tour de Louise Gratton. Elle mit en lumière les services qu’offrent les écosystèmes riverains à l’implantation de corridors écologiques. Cette conférence fut bien appréciée par les conférenciers et conférencières sur les lieux, car elle donna lieu à un échange de cartes d’affaires qui, l’espère-t-on, portera éventuellement fruit pour ces professionnels.

La fin d’après-midi fut le théâtre de conférences dont les sujets étaient un peu plus préoccupants. En effet, Juan Sebastien Sanchez, un technicien en environnement de la compagnie Blueleaf inc., a saisi quelque peu les visiteurs avec sa conférence sur la présence des composés pharmaceutiques et pesticides dans l’eau potable de l’Estrie. Musandji Fuamba, professeur associé à la Polytechnique Montréal, présentait les risques et les conséquences potentielles associés aux traverses de cours d’eau par des pipelines. Deux sujets qui génèrent la discussion.

La journée termina toutefois dans le rire et le plaisir puisque les organisateurs des conférences avaient planifié un jeu-questionnaire permettant à ceux encore présents de repartir avec des livres de l’édition Michel Quintin. Des prix dont fort heureusement tous les participants purent profiter.


Crédit photo © Prop’Eau

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