Par Raphaël Roy

Lorsqu’il s’agit de la protection des espèces marines, des mouvements contre les essais nucléaires ou d’un groupe écologiste militant vivement en faveur d’un virage vert aux quatre coins du monde, certains peuvent avoir le réflexe de penser immédiatement à Greenpeace.

En effet, cette organisation internationale milite depuis 1971 pour des principes comme la promotion du pacifisme. Elle promeut également le recours à des moyens non violents pour régler des conflits armés. Finalement la protection de l’environnement et de la biodiversité est devenue, avec le temps, le principal cheval de bataille de cette organisation.

Un peu d’histoire

L’histoire de cette organisation non gouvernementale (ONG) et à but non lucratif débute dans un contexte de guerre froide en 1969, lorsque le Commissariat à l’Énergie atomique américain (CEA) a pris la décision de planifier des essais nucléaires sur l’île d’Amchikta dans l’océan Pacifique. Un petit groupe composé d’une douzaine d’Américains et de Canadiens a formé un comité à Vancouver dans le but de se rendre sur place en bateau avec l’objectif d’empêcher le lancement des essais nucléaires. Ce groupe d’activistes faisait la promotion de la préservation de l’environnement et de la paix dans le monde, conduisant à l’expression d’une paix verte.

Pour financer le bateau qui leur servirait de moyen de dissuasion, le groupe organisa un concert rock afin d’amasser des fonds pour réaliser son projet ambitieux et subversif. Le 15 septembre 1971, le bateau, baptisé « Greenpeace » pour l’occasion, prend la mer en direction de l’île militarisée. Malgré le lancement du second essai nucléaire, les images captées par Greenpeace feront le tour du monde et déclencheront une vague de protestations qui déferlera sur les autorités américaines.

À la suite de cette première mission, les États-Unis abandonneront le site d’essais nucléaires de l’île d’Amchitka en 1972 sous la pression médiatique. C’est une première victoire pour la nouvelle organisation qui multipliera ses actions contre les sites nucléaires un peu partout en Occident. Elle ouvrira aussi des bureaux dans de nombreuses grandes villes telles San Francisco, Los Angeles, Boston, New York, Toronto, Montréal, Londres, Paris, etc. Greenpeace deviendra alors visible dans une douzaine de pays.

Dans les années 1980 et 1990, l’organisme s’attaque à la chasse intensive de baleine et aux questions climatiques. L’exploitation minière de l’Antarctique, la protection des espèces marines, le combat contre la déforestation et les moyens de pression pour lutter contre les projets de pipeline comme celui avec Trans Canada sont tous des exemples de missions sur lesquels Greenpeace travaille encore à ce jour.

50 ans, et maintenant?

Aujourd’hui, Greenpeace est effectivement devenue une organisation colossale, présente dans plus de 55 pays à travers le monde. C’est plus de 28 bureaux regroupant près de 3 millions d’adhérents. Greenpeace travaille sur de nombreux projets en collaboration avec plusieurs ONG comme Les Amis de la Terre Pays-Bas notamment sur le dossier de l’entreprise Shell qui serait responsable de la hausse des niveaux de pollution et du dérèglement climatique comme beaucoup d’autres multinationales.


Crédit photo @ Mrs Brown

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