Par Laurence Poulin

Des consultations publiques en vue de la réforme de la Déclaration des droits et responsabilités des étudiantes et étudiants de l’Université de Sherbrooke de 1997. À l’aube de ce mois de juin, une rencontre a été possible avec ceux et celle au cœur de la réforme de la Déclaration des droits et responsabilités des étudiantes et étudiants de l’UdeS de 1997, soit Annie Marier (présidence de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke), Guillaume Bonin (vice-présidence aux affaires universitaires et à la recherche) et Rodrigue Turgeon (recherchiste engagé par la FEUS).

Dans le document préparatoire à cette consultation publique rédigé par Rodrigue Turgeon, on retrouve en introduction générale les motivations ayant mené à cette volonté de réforme. On retrouve aussi le processus de réforme de la Déclaration comprenant les personnes, les associations et les organisations visées, le plan de consultation ainsi qu’une liste de propositions d’enjeux non exhaustive agissant à titre de propositions pouvant alimenter les réflexions et les discussions.

À ce propos, l’écart de vingt ans depuis la première Déclaration explique l’absence de certains enjeux ou droits. Comme on l’indique en introduction de ce document préparatoire, l’évolution sociétale des deux dernières décennies a donné lieu à l’émergence de nouvelles valeurs chères à la communauté étudiante.

On propose donc que des discussions aient lieu, entre autres autour d’une liste comportant 28 enjeux dont les suivants : l’utilisation d’appareils électroniques dans les salles de cours; le maintien d’une attitude d’ouverture exempte de préjugés entre l’institution, le corps professoral et la communauté étudiante; le droit de grève; la valorisation de la recherche universitaire à tous les cycles; l’adoption de comportements, de conduites et de propos exempts de toute forme de discrimination allant à l’encontre des dispositions de la Charte des droits et libertés de la personne; l’intégration des étudiantes et étudiants en situation de handicap physique ou intellectuel au cœur de la vie universitaire; le respect et l’inclusion des minorités identitaires, nationales, religieuses et culturelles; la prévention et la sensibilisation contre les violences à caractère sexuel ainsi que l’aide aux victimes de violences à caractère sexuel; le soutien aux étudiantes et étudiants parents; la tenue d’activités sociales étudiantes inclusives; la protection de l’environnement ou encore la préservation de la biodiversité sur les campus.

Outre l’ajout de sujets et d’enjeux reflétant la réalité d’aujourd’hui, cette volonté de réforme de la Déclaration est également venue suite à des situations portées aux yeux de la FEUS, où aucun recours n’était inscrit afin de protéger les étudiantes et étudiants. C’est dans l’objectif de rejoindre le plus grand nombre de personnes, regroupements ou encore associations de la FEUS que les prochaines semaines seront consacrées à la tenue de consultations publiques.

Rodrigue, Guillaume et Annie espèrent que ces dernières permettront de rejoindre la communauté étudiante et d’aller à la rencontre et à l’écoute des préoccupations étudiantes et bonifieront ainsi la version actuelle du document préparatoire qui n’est pas encore adoptée officiellement. Leur priorité est de rejoindre les groupes plus marginaux ou invisibles qui n’auraient pas été encore entendus.

Par ailleurs, on pourrait s’interroger sur la période choisie par la FEUS pour tenir ces consultations publiques, puisque l’on remarque que les différents campus sont beaucoup moins fréquentés l’été par les étudiantes et étudiants. On a toutefois rapidement expliqué cette décision en indiquant que la communauté universitaire serait rejointe par courriel et que Rodrigue et Guillaume seraient également entièrement disponibles pour se déplacer, discuter par téléphone ou par Skype pour rejoindre tous ceux et celles qui voudraient partager leurs préoccupations ou suggestions.

Selon eux, il est primordial que le plus grand nombre de personnes s’impliquent de quelque manière que ce soit. Ces derniers rappelaient que le but consiste à ce que la communauté étudiante se regroupe en comités de réflexion et que les enjeux soient discutés en profondeur. On désire également faire l’examen des droits y étant inscrits qui pourraient être retirés au profit de droits plus actuels.

Une fois que les membres de la communauté étudiante auront été écoutés et consultés, le processus d’adoption de la nouvelle Déclaration suivra son cours du côté de l’administration de l’Université ainsi que du conseil des membres de la FEUS. On souhaite adopter la propsition de réforme au conseil des membres de l’été, soit les 7 et 8 juillet prochains, afin que la nouvelle Déclaration soit idéalement distribuée à la rentrée cet automne.

Les consultations prévues auront lieu le lundi 19 juin de 12h à 14h à l’Agora (au pavillon de la bibliothèque centrale) du Campus principal, le mercredi 21 juin de 17h à 19h au Refuge des Brasseurs ainsi qu’au Campus de la Santé (date non-confirmée). Il suffit de rester à l’affut du FEUS Hebdo envoyé aux membres par courriel ainsi que de suivre les publications sur la page Facebook de la FEUS d’ici les prochaines semaines pour avoir toutes les informations sur leur déroulement.


Crédit Photo © Rackspace Blog

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