Par Sarah Gendreau Simoneau

Le 13 septembre dernier, Julie Chu, entraîneuse-chef du programme de hockey féminin des Stingers de l’Université Concordia, a été invitée aux camps de recrues et d’entraînement du Lightning de Tampa Bay. Une chance en or pour celle qui ne croyait pas avoir ce genre d’invitation un jour.

Ça a été une semaine bien remplie d’apprentissages et d’observations pour celle qui a déjà porté les couleurs des Canadiennes de Montréal lorsque l’équipe se nommait les Stars, pendant cinq saisons, de 2010 à 2015. Elle est choyée d’avoir pu vivre ça.

Une triple médaillée olympique dans les nuages

Selon Julie Chu, elle a pris le temps d’écouter tous les conseils et elle a énormément appris. « L’équipe m’a inclus dans les réunions pour parler de stratégies et de plans d’entraînements. Je leur ai aussi proposé quelques fois ma vision du hockey féminin et ce que ça peut leur apporter. » C’est une collaboration incroyable qu’elle a pu vivre.

C’est le directeur général du Lightning, Julien Brisebois, qui l’a approchée pour cette opportunité. Ils se connaissaient déjà puisqu’il a étudié à l’école de gestion de l’Université de Concordia et il a un intérêt particulier pour le programme de hockey féminin.

Un pensez-y-bien!

Julie Chu n’a pas accepté tout de suite de travailler avec les champions de la Coupe Stanley. Elle est très occupée à Montréal et a pris un moment pour réfléchir à tout ça. « Je lui ai dit que j’allais revenir. J’ai des responsabilités au travail et avec ma famille. Nous commençons la saison de hockey à Concordia après un an et demi sans jouer. Je devais être certaine que mon équipe allait pouvoir continuer sans moi pour cette semaine-là », raconte-t-elle à Radio-Canada Sports. Elle a aussi sa femme, Caroline Ouellet, qui bien qu’elle soit fière d’elle, a dû s’occuper seule de leurs deux filles.

Julie Chu observe un changement de mentalité depuis quelque temps dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Elle trouve très encourageant de voir, ces dernières années, autant de joueuses de hockey qui travaillent maintenant avec des équipes dans la LHN et qui ont des rôles importants au sein du département des opérations. « Je crois que ces femmes m’ont fait réaliser que c’était possible. Pour moi, de travailler comme entraîneuse pour une université était le plus haut niveau pour une femme », confie-t-elle.

L’entraîneuse, qui a décroché cinq médailles d’or au Championnat du monde et trois d’argent aux Olympiques avec la formation américaine, croit dur comme fer que le mélange de savoir entre les deux sexes ne sera que bénéfique pour le succès d’une organisation


Source photo : Unsplash

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